Bernie Wrightson est décédé. C’était bien sûr le monstre sacré de la Bande Dessinée et de l’Illustration que tous les amateurs connaissent. Mais j’ai un rapport très particulier avec son travail.
Bernie Wrightson, Barry Windsor-Smith (son ami du « Studio ») et François Schuiten étaient les trois grandes influences de mon dessin entre 16 et 20 ans, quand j’encrais encore en style « gravure à l’ancienne »… L’admiration de Wrightson fait partie de ce qui nous a rapproché aux Arts déco, Mathieu Lauffray et moi, et nous a amené à créer ensuite notre « Studio » nous aussi. Étrangement, c’est ce que m’a appris Mathieu qui m’a fait abandonner ce style « gravure ». Mais le travail de Wrightson a été si important dans ma vie artistique que j’ai aujourd’hui le sentiment douloureux de perdre un de mes maîtres.
Je n’aurai jamais pu vous remercier de vive voix, Bernie Wrightson. Qu’importe. Mais que j’aimerai qu’il y ait un paradis des artistes ou vous seriez accueillis, bras ouverts, par Gustave Doré et Jeffrey Catherine Jones…
Je serais au Salon du Livre de Paris le vendredi 24 mars 2017.
De 14h à 15h, je participerai à la table ronde « L’auteur et le traducteur, demain » proposée par le Centre National du Livre. J’y évoquerai bien sûr les mutations actuelles des métiers et des pratiques des auteurs de Bande Dessinée.
De 15h30 à 17h, je signerai mes livres sur le Stand Casterman BD. Sans dessin, comme à mon habitude, mais avec conversations enthousiastes. Je me fais très rare sur Paris, alors ne manquez pas cette occasion !
L’auteur et le traducteur, demain
Quel sera le statut de l’auteur dans 20 ans ? Comment évoluera la cartographie juridique, économique et sociale des auteurs ? Quels seront les changements et les invariants de la création ? La place de l’auteur ? Avec Denis Bajram, scénariste et dessinateur de bande dessinée, Jörn Cambreleng, traducteur et directeur du Collège International des Traducteurs Littéraires, Marie Sellier, écrivaine, présidente de la Société des Gens de Lettres.
Des nouvelles du film Universal War One par son producteur Adrian Politowski en direct de West Hollywood, Los Angeles.
Exciting work sessions on film adaptation of Denis Bajram’s epic sci-fi Universal War One (Marvel) with my dear friend and script writing genius Skip Woods. After 2 years, we re almost there!!!
Je traduis à l’arrache pour les non anglophones : « Séances de travail passionnantes sur l’adaptation cinématographique de Universal War One (Marvel), l’épopée de science-fiction de Denis Bajram avec Skip Woods, mon cher ami et génie de l’écriture de scénarios. Après 2 ans, nous y sommes presque !!! »
Je serai à la Foire du Livre de Bruxelles cette année. Ne manquez pas la rencontre dessinée au palais des imaginaires, le samedi 11 mars de 13h45 à 14h15. Je signerai aussi mes livres (sans dessin comme d’habitude) sur le stand Casterman BD le vendredi 10 et le samedi 11 mars de 16h à 17h30. Amis lecteurs, venez avec vos questions, je serai là pour ça !
Donc, un auteur à succès, aussi hype que progressiste, peut déclarer en 2017 dans une interview sur le sexisme « Il n’y a aucun machisme dans la bande dessinée, aucun ! ».
Lui et tant d’autres mâles de notre milieu de la BD déduisent cela du fait qu’ils n’ont jamais subi de machisme ou qu’ils ne l’ont jamais observé. Pourtant, il suffit d’être un tant soit peu attentif. Rien que cette année, dans les soirées du festival d’Angoulême, j’ai assisté à beaucoup trop de scènes qui n’étaient vraiment pas à l’honneur de la gent masculine.
Pour finir, oser dire qu’il n’y a pas vraiment de sexisme ou de machisme dans la BD, c’est cracher à la figure des centaines d’autrices qui se sont réunies depuis deux ans pour combattre justement ces problèmes de sexisme dans la BD. Alors, les mecs, lisez leurs témoignages avant de dire qu’il n’y a pas de problème. Et ouvrez enfin les yeux.
Pendant le Festival International de la BD d’Angoulême, les États Généraux de la Bande Dessinée ont proposé une rencontre sous le titre « Auteur de BD, une profession en danger ». Après être revenus sur les chiffres les plus marquants de la grande enquête auteurs, ils ont présenté plusieurs focus sur le volet qualitatif de cette étude. Un ensemble des données et de témoignages saisissants.
La rencontre se tenait le samedi 28 janvier 2017, de 11h à 13h, dans la salle Nemo de la la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.
Merci à Pierre Lungheretti et aux équipes de la Cité.
Chers lecteurs, je signerai (sans dessin) sur le stand Casterman BD lors du festival d’Angoulême 2017 :
– le jeudi de 14h30 à 16h30
– le vendredi de 15h30 à 17h00
– le samedi de 16h00 à 18h00
Comme je ne ferai donc que de simples signatures, n’hésitez pas à venir avec vos sujets de conversations favoris, on aura le temps !
Enfin je vous attends samedi matin à 11h pour la rencontre organisée par les États Généraux de la Bande Dessinée au CIBDI, salle Nemo, rue de Cognac. On y parlera du sort des auteurs moins chanceux que votre serviteur.
La grande enquête des États Généraux de la Bande Dessinée auprès de 1500 auteurs a montré que leur situation socio-économique était souvent très précaire.
Afin d’avoir des données plus précises et plus fines sur les réalités de leur pratique quotidienne, une enquête qualitative est en cours auprès d’une vingtaine d’autrices et d’auteurs de plusieurs générations et divers niveaux de notoriété, mais qui se considèrent tous comme professionnels. Des sociologues et de jeunes chercheurs les interrogent sur leurs conditions de travail, leurs horaires, leurs revenus, leur protection sociale, etc.
Les premiers résultats permettent déjà, sans faire de misérabilisme, de confirmer de façon claire et étayée que la profession d’auteur de bande dessinée est en grand danger. Cette rencontre s’adresse donc aux professionnels mais aussi à tous les lecteurs qui voudraient mieux comprendre cette inquiétante situation. La présentation sera suivie d’un débat avec la salle.
Date : Samedi 28 janvier de 11h00 à 12h30 Lieu : Salle Nemo, CIBDI, 60 Avenue de Cognac, 16000 Angoulême.
Entrée libre dans la limite des 250 places disponibles.
Organisée par les États Généraux de la Bande Dessinée,
en partenariat avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.
Grande première cette année au festival d’Angoulême, nous avons obtenu qu’il y ait enfin des sessions de formation professionnelle gratuites pour nous, les auteurs ! Elles se tiendront le jeudi et le vendredi. Inscrivez-vous sans tarder !
– Comprendre son contrat d’édition:
– Le statut d’auteur
– Comprendre son relevé de droits
– Le scénario
– Comprendre et pratiquer la modélisation
– Animer un atelier
– Les droits sociaux pour les auteurs
– Auto-édition
– Atelier Turbomedia
– Crowfunding
Cette nuit, la tempête a éventré la rosace de la façade de la cathédrale de Soisson. Cette pauvre église, chef-d’œuvre du premier gothique, avait déjà souffert d’une mauvaise restauration au XIXe siècle, puis avait été en partie détruite pendant la première guerre mondiale.
Mais la structure de la rosace avait, jusque là, échappé au massacre…