Clip Studio Paint dit non à la génération d’images par IA

On parle beaucoup d’intelligences artificielles créatrices d’images ces derniers temps. Mais tout ne va pas de soi dans ce nouveau monde, comme le montre ce qui s’est passé ces derniers jours avec le logiciel Clip Studio Paint.

Clip Studio Paint, ex Manga Studio, est un des logiciels de dessin les plus utilisés par les dessinateurs de Bande Dessinée à travers le monde. Il y a quelques jours, son éditeur avait annoncé qu’il allait intégrer une palette permettant de générer des images via une intelligence artificielle. Le projet était basé sur une IA déjà assez éprouvée, Stable Diffusion. On peut voir fonctionner cette palette ici :

La réaction très négative d’une partie des utilisateurs a amené Clip Studio Paint à mettre pour l’instant fin à ce projet. Ce qui est particulièrement intéressant, ce sont les arguments donnés par l’éditeur, qui résume une bonne partie du débat sur les IA de création d’images. Un communiqué à lire attentivement :

CLIP STUDIO PAINT n’implémentera pas la fonction de génération d’images IA

2 décembre 2022

Nous nous excusons pour l’inquiétude que nous vous avons causée suite à l’annonce de la palette de génération d’images IA le 29 novembre.

Après cette annonce, nous avons reçu de nombreux retours de la communauté et avons décidé que nous ne l’implémenterons finalement plus.

Voici quelques-unes de vos préoccupations que nous avons prises à cœur :

  • Les IA de génération d’images actuelles exploitent la propriété intellectuelle d’autres artistes et sont donc inutilisables.
  • Cette fonction entravera plus qu’elle n’aidera les artistes dans leurs activités créatives.
  • L’utilisation du travail d’un artiste qui n’a pas donné son consentement est éthiquement inacceptable.
  • La crainte que CLIP STUDIO PAINT deviennent synonyme de génération par IA.
  • Certaines fonctionnalités existantes devraient être privilégiées par rapport aux fonctions de génération d’images par IA.
  • Le fait qu’une application utilisée quotidiennement contient une fonction enfreignant potentiellement des droits légaux ou moraux est inacceptable.
  • CLIP STUDIO PAINT devrait être une application qui assure la responsabilité d’un environnement sûr et créatif.

La palette de génération d’images IA a été développée avec l’espoir que nous pourrions fournir une nouvelle façon d’expérimenter avec créativité. Cependant, nous avons négligé de prendre les considérations nécessaires.

Nous étions tellement focalisés sur la façon dont la technologie IA générative pouvait être utilisée de manière créative que nous avons perdu de vue ce que nos principaux utilisateurs attendent de CLIP STUDIO PAINT en tant qu’outil créatif. Nous tenons à nous excuser sincèrement.

Celsys n’implémentera pas de fonctionnalités de génération d’images IA dans CLIP STUDIO PAINT qui présentent ce type de problématiques, et écoutera plus sincèrement les opinions des créateurs. Nous redoublerons d’efforts pour fournir des fonctionnalités qui peuvent être utilisées en toute sérénité et par tous les artistes.

clipstudio.net

Les deux communiqués successifs de Clip Studio Paint :

Script Photoshop : transformer plusieurs calques avec une sélection

Avec Adobe Photoshop, il est facile d’agrandir ou de rétrécir une partie d’un calque en sélectionnant la zone correspondante. Seuls les pixels inclus dans la sélection sont transformés. Mais dès qu’on veut appliquer cette transformation à plusieurs calques en même temps, Photoshop se montre incapable de ne manipuler que la zone sectionnée : il applique en fait la transformation à tout le contenu des calques. Ce script, que j’ai codé pour un copain de l’atelier virtuel, permet de contourner cette limitation et de ne vraiment modifier que le contenu de la sélection.

Installation

Télécharger ce fichier, et dézippez le :

Copiez le fichier Répéter la transformation sur les calques v2.jsx dans le dossier Adobe Photoshop / Presets / Scripts.

Redémarrez Photoshop. Dans le menu Fichier > Automatisation, vous devez trouver maintenant un menu Répéter la transformation sur les calques.

Vous pouvez lui attribuer un raccourci clavier dans Photoshop via le menu Édition > Raccourcis claviers…

UTILISATION
  1. Sélectionner un seul calque à transformer
  2. Tracer la sélection sur la partie du calque que vous voulez transformer.
  3. Utilisez l’outil transformation (T / ctrl T) pour déformer le contenu de cette zone comme vous le souhaitez.
  4. Annulez cette modification (Z / ctrl Z), mais gardez bien la sélection active.
  5. Sélectionner tous les calques auxquels vous voulez appliquer la transformation faite à l’étape n°3.
  6. Appliquez le menu Fichier > Automatisation > Répéter la transformation sur les calques.
  7. Normalement, tous les calques sélectionnés ont été transformés correctement.
  8. La sélection d’origine étant toujours affichée, vous pouvez réappliquer le script à d’autres calques si vous le souhaitez.

David Hockney à Bayeux

Ce matin, nous avons eu le privilège de visiter en avant-première l’exposition David Hockney à la Tapisserie de Bayeux. Ce fut un vrai moment d’éblouissement entre leçon de couleur et de perspective. Surtout, cette fresque toute en longueur se révèle être un très étonnant panoramique en cinq dimensions. Au moins cinq !

Le musée de la Tapisserie de Bayeux accueille en effet jusqu’à avril 2023 une œuvre exceptionnelle. Elle avait été précédemment exposée, sous une forme différente, au Musée de l’Orangerie à Paris. À Bayeux, on découvre,, en face d’une reproduction de la célèbre tapisserie médiévale, une longue fresque imprimée représentant le paysage qu’Hockney voit autour de sa maison en Normandie. Cette longue bande de papier est donc une sorte de gigantesque panoramique sur la campagne du Pays d’Auge. Mais c’est, déjà, un panoramique qui va au-delà des 360°, changeant de point de vue et de perspective (on connait le travail d’Hockney sur la question).

Aux trois dimensions de l’espace, s’ajoute la quatrième dimension du temps. En effet, cette fresque est le montage de très nombreux dessins réalisés durant toute une année par le peintre anglais. Cette durée de réalisation offre, entre autres choses, d’assister à un prodigieux jeu sur la couleur, changeante au fil du temps, passant des blancs de l’hiver aux couleurs les plus éclatantes du printemps, de l’été puis de l’automne. Cette couleur est presque éblouissante tellement elle est présente. David Hockney rend avec une extraordinaire justesse les émotions que l’on peut avoir face aux explosions chromatiques observables sous le soleil normand, en particulier dans les chatoiements de verdure.

Une cinquième dimension s’ajoute à ce panoramique. En effet, David Hockney a décidé de dessiner cette longue œuvre d’après nature sur un iPad. Son usage de l’outil est au début très simple et radical, il dessine en seulement quelques traits. Puis les aplats deviennent plus denses et la matière plus complexe au fur et à mesure que l’artiste s’approprie l’outil. La fin du printemps et l’été deviennent d’une foisonnement pictural intense. Une sorte de maturité calme se développe sur la seconde partie de l’année, jusqu’à revenir à la radicalité graphique d’origine pour la neige hivernale. Une radicalité qui n’a cependant plus rien à voir avec celle du début, toute enrichie qu’elle est par un an de pratique de l’outil numérique.

Et il y aurait bien d’autres dimensions à vous décrire ici… Mieux vaut voir par vous-même ! Alors, si vous passez en Normandie avant avril prochain, ne manquez surtout pas de visiter le musée de la Tapisserie de Bayeux. Pour le prix d’une entrée vous pourrez admirer deux chefs-d’œuvres !

 

Mal luné

Un extrait d’une récente interview télé de Thomas Pesquet a été remonté dans une courte vidéo par un zozo pour soit-disant prouver que l’homme n’a jamais été sur la Lune. Le spationaute s’en est agacé sur Twitter, et on le comprend. Mais le problème avec les complotistes (j’utilise ce mot faute de mieux), c’est qu’ils nous entrainent systématiquement dans un piège à con.

En effet, quand ils trouvent un bout de truc qui semble confirmer leurs théories fumeuses, ils pensent avoir la preuve qu’ils ont raison. Quand on ne répond pas à leurs assertions tellement elles sont ridicules, ils pensent que ce silence est la confirmation gênée du fait qu’ils ont raison. Si au contraire on leur démontre par A + B qu’ils ont tort, ils pensent qu’ils ont malgré tout raison, que ce sont leurs interlocuteurs, voire les savants, qui sont idiots ou soumis au système. Même quand ils se retrouvent acculés au fond d’une impasse, avec des néons qui clignotent partout en désignant leur bêtise, ils pensent toujours avoir raison et tirent même une grande fierté de leur différence et de leur rejet par le reste du monde.

Bref, ce qui compte pour les complotistes, ce n’a jamais été la vérité ni la réalité, ce qui compte c’est juste leur sentiment de supériorité. C’est pour ça qu’ils détestent tant les « élites » : ils détestent ceux dont ils rêvent en fait de prendre la place au sommet.

Vais-je me séparer d’Adobe après 30 ans de vie commune ?

J’ai depuis quelques semaines un nouvel ordinateur, un Mac M1, qui vient remplacer le gros MacPro de 2012 qui me satisfaisait pleinement jusque-là. Je dois dire que j’ai eu plein de mauvaises surprises avec la nouvelle version du système, devenu très restrictif. Mais j’ai surtout eu des problèmes avec les nombreuses mises à jour d’application devenues nécessaires. J’ai eu beaucoup de licences à repayer, parfois pour régresser en possibilités…

Je découvre en particulier qu’Adobe a décidé de retirer le support des polices de caractères de Type 1 de tous ses logiciels, en particulier de Photoshop et InDesign. Je viens de regarder, la moitié des polices que j’utilise sont toujours sous ce vénérable format, y compris mes polices personnelles de lettrage pour Universal War. Il faut donc que je rachète ces polices, quand c’est possible, ou que je les convertisse, si c’est possible. Et, évidemment, mes vieux logiciels d’édition de polices ne marchent plus sur mon système récent…

Mais POURQUOI ? Les polices Type I fonctionnaient parfaitement jusque-là pour 99,99% des utilisateurs. Bien sûr, le format Type I est archaïque et inadapté aux usages modernes, mais il marche. IL MARCHE. Enfin, il marchait, donc…

Au pire, si une société de la taille d’Adobe voulait prendre ce genre de décision, elle devait accompagner ses fidèles clients dans la transition. Elle pouvait, par exemple, proposer un convertisseur de format de police par exemple. Je vois que FontLab le fait, mais c’est 122 euros tout de même…

Je vais donc repasser à la caisse, alors que je laisse déjà 62 euros par mois d’abonnement à Adobe. Car, oui, pour pouvoir utiliser mes applications sur le dernier système, seul compatible avec mon nouveau Mac, j’ai été forcé de m’abonner, vu qu’Adobe ne vend plus de licences illimitées. Mais malgré cette dépense importante, je découvre donc que le service n’est pas la hauteur. Et donc l’agacement fait plus que monter.

J’ai déjà abandonné les tablettes graphiques de Wacom au profit de la concurrence pour des histoires de drivers indisponibles au bout de quelques années. Je crois que je suis en train de faire un grand pas vers la décision d’abandonner les produits Adobe dès que je le pourrai. Et dire que je rappelais ici, il y a peu, que j’avais commencé sur Photoshop 2.0 au tout début des années 90. Dire que j’ai fait des démonstrations pour Adobe, et même mis dans ce cadre un logo Adobe sur le le tome 6 d’Universal War One

Vais-je me séparer d’Adobe après 30 ans de vie commune ?

Un vieux Mac des années 90 dans votre navigateur

Je me souviens de mes débuts sur Photoshop en 1991. J’étais étudiant à l’école des Arts décoratifs de Paris et on y trouvait une incroyable salle informatique emplie d’ordinateurs Mac plus chers les uns que les autres. Dès les premiers cours, j’avais eu droit à une démonstration de la toute récente version 2 d’Adobe Photoshop sur un rutilant « Macintosh II » couleur. Quel émerveillement cela avait été ! On pouvait manipuler une image exactement comme on le voulait, pixel par pixel s’il le fallait ! Que de promesses ! Si on m’avait laissé faire, je n’aurais plus quitter la salle informatique.

Et pourtant, rétroactivement, que ce pauvre Photoshop 2.0 était lent, limité et incomplet (sans même parler de l’archaïsme du système Mac OS 6). Trois décennies plus tard, on a du mal à se souvenir à quel point les débuts de l’informatique personnelle était laborieux. Les grands gagnants étaient surtout les fabricants de machines à café vu le temps qu’on a passé à attendre devant des ordinateurs qui moulinaient…

Heureusement, plusieurs projets permettent de revivre cette incomparable expérience. Si ça vous amuse, vous pouvez dès maintenant essayer cela dans votre navigateur avec un Mac virtuel de 1997.

Vous (re)découvrirez les grosses fenêtres boudinées de Mac OS 8.1, les icônes en mauvais plastique, les polices pixelisées du bon vieux temps. Dans le dossier « Graphics » vous trouverez surtout un Photoshop 3.0, une version presque moderne puisque c’était la première à proposer les calques.

En fouillant dans les autres dossiers, vous pourrez essayer plein d’autres vieux loukoums comme Word 5, Hypercard, Filemaker II, ou des vidéos Quicktime d’époque. Pour les amateurs de retrogaming, c’est aussi l’occasion de jouer les vieilles versions de Prince of Persia, Sim City, Civilization, Indiana Jones, Warcraft II, Maelstrom…

Les ordinateurs d’aujourd’hui sont devenus tellement puissants, qu’ils peuvent émuler nos anciens systèmes en javascript dans le premier navigateur venu. On voit bien là les incroyables progrès qu’ont connus toutes ces technologies en trente ans !

Avec un grand merci à l’excellent Korben pour l’info.

 


Mise à jour

J’avoue que j’ai pris un plaisir fou à refaire quelques parties de Maelstrom, un excellent clone pour Mac du jeu Asteroid d’Atari. Résultat, j’ai vérifié si quelqu’un n’en aurait pas fait un portage moderne. J’ai fini par découvrir que le code source de Maelstrom était devenu libre. Depuis, des passionnés ont continué à le compiler pour des systèmes récents, dont nos Mac M1.

Maelstrom, me revoilààààààààààààà !

Concert d’orgue de François Lemanissier

Vendredi 29 juillet, à 21h, ce sera le premier des quatre concerts d’orgue estivaux de Bayeux. Le Cavaillé-Coll de la cathédrale recevra François Lemanissier, titulaire des grandes orgues de Notre-Dame-de-Saint-Lô et co-titulaire de celles de la cathédrale de Coutances.

Je connais François Lemanissier depuis 40 ans, et j’ai même eu le plaisir d’être son élève. Après mon grand-père organiste et ma maman fan de Bach, François a sans doute été la principale raison de mon amour pour l’orgue. J’ai passé de longs moments avec lui à la tribune de celui de Saint-Lô, mais surtout je l’ai longuement écouté jouer. J’ai été initié par lui à tout une culture de l’instrument. Il m’a fait découvrir, entre autres, Messiaen et Jehan Alain que j’aime tant aujourd’hui. Il m’a aussi fait découvrir le travail d’André Fleury, d’André Isoir et de tant d’autres organistes merveilleux… Bref, je vais être très heureux de revoir et réentendre François !

 

Concert gratuit – Libre participation aux frais

Organisé par les Amis de la cathédrale de Bayeux

 

François à son orgue de Saint-Lô – Photo © Ouest-France

 

 

Corriger un presque bug du Mac

Attention, sur les derniers Mac, un simple « pomme R » sur votre clavier peut abimer vos fichiers images sans même que vous le sachiez. Une mauvaise initiative d’Apple… qu’on ne peut même pas désactiver ! Heureusement, je vous propose une solution à ce presque bug.

Apple a introduit sur les dernières versions de Mac OS X un moyen d’appliquer rapidement une rotation à des fichier images (jpeg, png, tiff etc.) sans sans même avoir à les ouvrir. Pratique.

Mais hélas, les développeurs d’Apple ont aussi eu la très mauvaise idée d’attribuer un raccourci clavier à cette action. Donc, si vous faites un « commande R » (⌘R) lorsque qu’un ou des fichiers images sont sélectionnés dans le Finder, ils subissent une rotation de 90° sans vous prévenir ! Sur des formats non destructifs, ce n’est pas très grave il suffit de faire trois autres fois la manœuvre, et on a fait un tour à 360° complet. Mais sur des formats destructifs, comme le JPEG, chaque opération de rotation dégrade un peu la qualité de l’image. C’est donc une manœuvre qu’il faut éviter de faire par inadvertance.

C’était déjà une assez mauvaise idée de la part d’Apple d’avoir ajouté ce raccourci clavier ⌘R par défaut. Plus dangereux, il vient remplacer un raccourci historique de Mac OS. En effet, jusque là, ⌘R permettait d’afficher l’original d’un alias, ou, encore plus pratique, d’afficher l’original d’un fichier trouvé par l’outil recherche. Cela marche encore si le fichier n’est pas une image, mais si c’est une image… on la retourne ! Un fonctionnement bien aléatoire et bien dangereux pour nos JPEG…

Pire, ce raccourci ⌘R s’avère impossible à désactiver ! Une solution serait d’aller bricoler dans les Préférences Système > Claviers > Raccourcis pour attribuer ce ⌘R à un menu toujours disponible dans le Finder, comme « Tout ramener au premier plan » mais on perd la recherche de l’original.

Si vous êtes frappé par ce « presque bug », je vous propose une solution pour rétablir le fonctionnement original du ⌘R . Télécharger ce fichier zip :

Une fois décompressé vous aurez un fichier « Afficher l’original.shortcut ». Double cliquez dessus pour l’installer.

Une fois installé, vous devriez le voir apparaitre dans le menu contextuel si vous cliquez sur un fichier du Finder.

Il ne vous reste plus qu’à attribuer le raccourci clavier ⌘R à cette action. Pour cela, rendez-vous dans les Préférences Système > Clavier > Raccourcis > Services. Là, vous trouverez notre « Afficher l’original » dans les dernières lignes. Cliquez sur le petit « Aucun » en bout de ligne, et vous pourrez ajouter un raccourci… Faites « commande R » (⌘R). C’est bon !

Bon, ce serait plus simple qu’Apple arrête de mettre des raccourcis clavier sur tout et rien, d’autant plus quand il est déjà utilisé. Mais, surtout, il devient urgent face à cette prolifération qu’Apple nous donne la possibilité de gérer l’intégralité des raccourcis clavier, et pas seulement ceux disponibles dans les menus. Autrement, on va finir par se croire sur Windows 🙂

Petit matin aux Médiévales de Bayeux

Petite balade au lever du jour dans les Médiévales de Bayeux. Après la grande foule d’hier, quel calme ! Seuls quelques feux allumés de-ci de-là laissent à penser que je ne suis pas le seul à m’être levé si tôt.

La fête des Médiévales continue encore tout ce dimanche 3 juillet, alors venez nombreux !