Métal brûlant

Cela fait bizarre de se réveiller avec un de ses dessins reproduit dans le presse du monde entier. Il faut dire que cette image accompagne une publication scientifique dans la prestigieuse revue Nature, ce qui explique cette importante diffusion.

C’est ma seconde collaboration avec l’observatoire de l’Université de Genève. Après une première illustration consacrée à l’exoplanète GJ436, c’est à une autre, Kelt-9b, que l’astrophysicien David Ehrenreich m’a proposé de m’attaquer. Avec une vraie difficulté, représenter une géante gazeuse tellement proche de son soleil que son atmosphère contient du fer et du titane gazéifiés par la chaleur intense (4000°).

L’idée était de faire encore une fois une image de science-fiction. Nous avons eu de nombreux échanges, entre autres pour représenter le plus justement possible les couleurs de l’étoile et de l’atmosphère de la planète. Nous sommes tombés d’accord pour montrer des vaisseaux récoltant du métal au moment où il se condense en brume liquide, à la limite entre les faces sombre et éclairée et de la planète.

Mais la science-fiction comme outil pédagogique et machine à faire rêver le grand public a toujours du mal à être légitime en science, même quand il s’agit de vulgarisation. C’est la version sans les vaisseaux qui a finalement été diffusée en presse.

Je milite depuis des années pour qu’on utilise le “merveilleux scientifique” pour intéresser beaucoup plus le grand public aux sciences. J’ai donc évidemment un petit regret. L’erreur a sans doute été de laisser le choix aux médias.

Avec un grand merci à David Ehrenreich, ce fut encore une fois passionnant !

Quelques liens parmi les centaines d’articles publiés sur cette découverte :


Addendum

Le Huffington Post m’a demandé s’il pouvait publier cette note de blog. J’ai évidemment dit oui. Voilà qui renoue avec de bons souvenirs, lorsque j’avais été rédacteur-en-chef du futur pour leur site.

Aria Stellae

Je viens d’illustrer la couverture du prochain roman de Jeanne A Debats, Aria Stellae, qui paraîtra en automne prochain aux Éditions Leha, dix ans après La Vieille Anglaise et le continent, le roman qui a propulsé Jeanne sous les sunlights de la science-fiction. Ce fut un grand plaisir pour moi : en plus d’être une autrice française de référence, Jeanne est surtout une amie.

 

Et comme j’ai pas mal échangé sur ce projet avec l’autrice et le directeur de collection, François Froideval, j’ai plein de croquis intermédiaires à vous montrer. On remarquera que le titre de travail était tout autre. Jeanne précise que c’est « parce que ce roman se passe dans l’univers d’une de mes nouvelles anciennes Fugues et fragrances aux temps de Dépotoir ».

Festival BD d’Amiens

Je reviens avec un grand plaisir cette année aux Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens. En ce week-end du 2 et 3 juin 2018, le festival s’installera dans un tout nouveau lieu, assez incroyable, une ancienne halle SNCF. Je suis très curieux de voir ça. Vous y trouverez, entre autres, une grande exposition sur les vaisseaux spatiaux de la BD. J’ai prêté à cette occasion trois planches du tome 1 d’Universal War One, et je sais que je serai bien entouré par le travail de mes confrères de SF.

Les plus curieux pourront pousser jusqu’à la bibliothèque de la ville, où se tiendra une importante exposition de mon travail de SF, avec de nombreux originaux (attention, fermée le dimanche). Je vous en parlerai ultérieurement.

Mon programme :

►Table ronde sur la rémunération des auteurs en festival et autres manifestation
Vendredi 1er juin à 13h30
Dans le cadre de la journée professionnelle du festival, avec Florabelle Rouyer du CNL (Centre National du Livre), Sam Bailly, présidente de La Charte des auteurs et des illustrateurs pour la jeunesse, Pascal Mériaux directeur du festival, ainsi qu’avec votre serviteur qui sera là pour représenter les auteurs de BD ( États Généraux de la Bande Dessinée / SNAC BD). Suivie d’un débat avec le public. Inscription obligatoire.

Plus d’information : https://www.bajram.com/2018/04/10/amiens-journee-pro/

► Fabrique de la Bande Dessinée
Samedi 2 juin  à 11h00
Démonstration / atelier. En lien avec l’exposition sur les vaisseaux spatiaux, je montrerai comment je m’y prends pour les inventer.

► Visite guidée de l’exposition vaisseaux
Samedi 2 juin à 15h00
Les auteurs répondrons à toutes vos questions sur leur travail.

►Table ronde sur l’exposition vaisseaux
Dimanche 3 juin à 14h30
Avec Emmanuel Gangler (Astrophysicien au CNRS), les scénaristes Régis Hautière  et Valérie Mangin. J’illustrerai le sujet en direct avec des petits vaisseaux sur grand écran.

►Signatures
Je signerai mes livres pendant les deux après-midis de samedi et dimanche, en dehors bien sûr des rendez-vous ci-dessus. Le festival a imprimé un ex-libris exclusif que je vous signerai aussi pour l’occasion. Attention, je rappelle que, comme depuis plus de 10 ans, je ne fais plus de dessin, que des signatures. Venez donc avec vos questions, au lieu d’attendre en file nous aurons le temps de discuter.

Et quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à m’arrêter si vous me croisez : je viens pour vous rencontrer 🙂

 

Ex-libris d’après l’affiche de l’exposition vaisseaux. On reconnaitra Jules Verne en costume de Kalish, la cathédrale d’Amiens et les trihédrons d’Universal War One.

 

Comment illustrer la question sociale ?

Ce n’est pas un secret, j’ai dessiné la petite Marianne écrasant par erreur les auteurs qui sert à la communication des États Généraux du Livre. Nous en avons eu l’idée pendant une des réunions préparatoires. Il fallait bien montrer que l’État nous avait déjà marché un peu dessus par inadvertance au moment de la hausse de la CSG, et que les réformes à venir pouvaient tourner au désastre si ce même État ne prenait pas la mesure de la précarité actuelle de la plupart des créateurs.

Rentré chez moi, j’ai réfléchi, il fallait que ce dessin soit à la fois très clair mais pas trop violent, afin de ne pas provoquer de rejet immédiat. C’est toujours très délicat de communiquer sur des problématiques sociales et professionnelles. Les auteurs ne veulent pas faire pleurer dans les chaumières, ils veulent juste pouvoir vivre de ce qui est pour beaucoup un travail à plein temps (et souvent plus). C’est pour ça que j’ai choisi de montrer une petite Marianne tout innocente, et de la traiter graphiquement tout aussi naïvement.

Je n’ai pas signé ce dessin pour ne pas perturber la communication avec une information visuelle en plus. J’ai aussi donné ce dessin au CPE pour qu’il en fasse ce qu’il faut comme il le veut dans le cadre de ces Etats Généraux du Livre.

Tout cela m’a pris un peu de temps, vous le devinez, alors j’espère que vous prendrez quelques petites minutes pour signer la pétition qui accompagne l’annonce de ces états généraux : https://www.change.org/p/pas-d-auteurs-pas-de-livres

Merci !

Illustration scientifique

Une régate stellaire autour de GJ436. Les plaisanciers spatiaux parqués dans le plan équatorial de l’étoile attendent que la planète chevelue jaillisse de ce plan pour «rider» le vent planétaire à l’aide de vaisseaux kite-surfs et ainsi s’élever jusqu’au-dessus des pôles de l’étoile, offrant une vue imprenable sur l’ensemble du système et sur la mystérieuse planète perturbatrice, qui apparaît comme un point brillant en arrière-plan.

Je viens d’illustrer une publication scientifique internationale (parue dans la célébrissime revue “Nature”) concernant GJ436, une étrange exoplanète. Les astronomes qui ont fait cette découverte sont venus me voir avec l’envie de sortir de l’illustration scientifique rigoriste du moment pour offrir un peu plus de “merveilleux scientifique” au grand public. Je ne pouvais qu’être d’accord, je milite pour cela depuis des années ! Quand j’étais gamin, je collectionnais à la fois les images de SF et celles de la NASA, les photos des télescopes comme les illustrations de prospective, en sachant bien faire la différence entre tous ces types d’images. Le merveilleux des récits de Jules Verne, des voyages de Tintin sur la Lune ou des images de science-fiction n’a jamais détourné qui que ce soit des sciences dures, mais au contraire leur a ramené des générations de curieux et de futurs savants. N’ayons pas peur de faire rêver avec la science !

Avec un grand merci à David Ehrenreich et Vincent Bourrier de l’Université de Genève.

Rapport d’expérience dédicace 2

Après le premier round à Toulouse, ce coup-ci, c’est à Gibert Joseph Paris que cela se passait. Que de monde ! J’ai finalement fait trois tirage au sort, donc trois dessins, un par heure, car j’ai senti que deux dédicaces ça allait faire un peu juste 🙂

J’en profite pour remercier publiquement Paul Renaud, qui a eu la bonne idée de me proposer de réaliser une couverture collector pour Marvel, ainsi que Panini Comics France, le Toulouse Game Show et la librairie Gibert Joseph Toulouse qui ont rendu ça possible !

Merci à Stéphane Girod pour l’accueil et les photos.

Rapport d’expérience dédicace

J’avais accepté de refaire quelques dédicaces, pour le collector Marvel Avengers spécial TGS Comics / Gibert Joseph Toulouse dont j’ai dessiné la couverture. Comme je n’avais jamais signé de comics, j’avais eu envie pour une fois de rejouer le jeu, bien que j’aie cessé les dédicaces dessinées depuis dix ans. Je dois dire que ça s’est très bien passé. Avec l’ami Paul Renaud, nous avons un peu été collés tout le week-end à notre table, au milieu de l’exposition “French Touch” de Marvel France. Le comportement du public est assez différent de celui de la BD franco-belge, sans doute parce qu’il a l’habitude de payer pour avoir un dessin (même si en l’occurrence pour ce collector c’était gratuit, sur tirage au sort). Je ne sais vraiment pas comment je pourrais adapter cette plutôt bonne expérience aux salons traditionnels. Je vais y réfléchir. Mais ne vous faites pas trop d’illusions non plus 🙂

Ah, oui, vendredi, les Parisiens, c’est votre tour ! Deux dédicaces dessinées à gagner (et ce sera sans doute les dernières avant longtemps)

Merci à Pascal Galibert, Rom Or, Panini Comics France et au Toulouse Game Show pour les photos.

Affiche Geekorama collector

Vous aviez été très nombreux à vous enthousiasmer à l’idée d’acquérir un beau tirage collector de l’affiche du Geekorama festival. Ça y est, C’EST POSSIBLE :

60×50 cm, beau papier ivoire 170 g, tirage limité à 300 ex. et bien sûr signé.

Ne le cachons pas, le but de cet affiche collector est d’aider à financer ce tout nouveau festival. Je ne prendrai bien sûr aucun droit d’auteurs sur cette vente. En fait je n’ai rien demandé pour dessiner cette affiche, ça m’a paru un bon moyen d’aider à la création d’une manifestation geek dans notre Ville de Bayeux.

Si vous voulez aider, partagez ce statut. Mais commandez avant, il n’y en aura sans doute pas pour tout le monde ! 🙂

Avec un grand merci à Sandawe pour leur aide très précieuse.