Le Blog

Swift, un langage de programmation très convaincant

Je viens d’utiliser pour la première fois le langage de programmation Swift. J’avais besoin de coder une petite application pour afficher dans la barre de menu de mon Mac l’état du routeur dual WAN de l’atelier.

Je ne sais pas combien de langages de programmation j’ai appris et utilisés depuis le début des années 80, le Sinclair BASIC et l’assembleur du z80, mais à force c’est devenu très facile d’en apprendre un nouveau. Mais, là, avec Swift, je me suis senti chez moi en quelques minutes ! J’ai découvert une syntaxe très claire et précise à la fois. Des objets puissants et paramétrables. J’ai adoré l’interopérabilité transparente avec Objective C comme l’intégration à Xcode, proche de la perfection…

À l’arrivée, Swift est quand même dix fois plus pratique à utiliser qu’Objective C et tout aussi puissant, et il est beaucoup plus simple de générer un binaire stable. J’ai donc pu coder une application pleinement fonctionnelle en quelques heures, malgré ces multiples threads, accès réseau, logs et préférences…

 

 

Et dire qu’en plus Swift est un langage à la fois open source et multiplateformes, Mac OS, iOS puis, Linux, Android, maintenant Windows…

Bref, chapeau, Apple !

Publié le Catégories
Commenter Partager Google+ LinkedIn

Le terinfoute

Avez-vous remarqué qu’une nouvelle unité de mesure des surfaces s’est répandue depuis quelques années ? Les journalistes ne parlent plus en hectares, mais en “terrains de football”. Déjà normalisée sur les chaines grand public, cette magnifique unité est même maintenant utilisée par les journaux de France Culture et d’ARTE…

Le système métrique est pourtant enseigné dans toutes les écoles de la République. La révolution nous avait, au sein de ce système, apporté l’are, comme « la mesure républicaine de superficie pour les terrains, égale à un carré de dix mètres de côté » et son multiple, l’hectare, égal à un carré de 100 m de côté, soit 10 000 m².

Ce beau système métrique, devenu la référence en tant que “Système international d’unités” nous avait donc débarrassé des coudées, lieues et autres sétérées qui changeaient selon l’époque ou le lieu…

Mais que vaut un “terrain de football” en mètres carrés ? Eh bien, on est de retour à l’Ancien Régime, puisque la réponse est : “ça dépend”.

Selon les règlements de la Fédération International de Football (FIFA), la longueur de la ligne de touche d’un terrain de football doit être comprise entre 90 m et 120 m, et sa largeur, la ligne de but, entre 58 m et 90 m… soit une unité de mesure qui vaut entre 5 220 et 10 800 m². Du simple au double ! Même dans le cas des matchs internationaux, les mesures vont de 100 m à 110 m pour la longueur, et de 64 m à 75 m pour la largeur… soit de 6400 à 8 250 m². La FIFA donne, finalement, une moyenne pour le terrain de football de 7 266 m²…

Dans quelques siècles, on se demandera peut-être d’où est venue cette mesure des surfaces en “terinfoute”. On se demandera aussi pourquoi, au début du deuxième millénaire, on a remplacé le système métrique par des unités de mesure aussi imprécises que ce terinfoute, mais aussi le cétrocho ou le avudné.

Pourquoi ? Parce que certains ont décidé qu’il fallait parler aux gens comme à des idiots.

 


Addendum

Sur Facebook, un commentaire est revenu plusieurs fois, à savoir que le terinfoute est plus simple, plus accessible, plus visualisable. C’est exactement ce qui me gêne : À un moment, on a présupposé que les gens ne comprenaient ou ne visualisaient plus les mesures apprises à l’école, et on a décidé de leur parler, à tous, comme à des imbéciles incapables de faire le moindre effort. Résultat, en effet, aujourd’hui, l’hectare, ou autres mesures fiables et claires, ne risquent plus d’être comprise vues qu’elles ne sont plus utilisées que par des spécialistes…

C’est avec ce genre de processus, appliqués à tous les champs, qu’on participe à l’abêtissement d’une population. Si on parle en permanence aux citoyens comme s’ils étaient idiots, et il y a de fortes chances qu’ils le deviennent.

Notre-Dame

Certains de mes plus vieux souvenirs d’enfance sont dans le square au pied de Notre-Dame de Paris. Mes grands-parents habitaient non loin de là, au début du Marais, à l’époque où ce n’était pas encore réservé aux riches… Puis j’ai fait une partie de mes études dans la lumière de sa façade sud,, rive gauche, le quartier des écoles et des librairies de Bande Dessinée. Je me souviens des heures passées sur ces quais chez un bouquiniste spécialisé en comics… C’est là, juste en face de Notre-Dame, que Valérie et moi nous sommes rencontrés comme je l’ai dessiné dans cette case d’Abymes. Depuis ce jour-là, nous ne nous sommes plus quittés. Et c’est à cet endroit merveilleux que nous avons eu la chance d’habiter plusieurs années…

Il y a tous ces moments personnels et il y a aussi la passion pour l’architecture médiévale. Je ne compte pas les heures passées à Notre-Dame, autour de Notre-Dame, en haut de Notre-Dame… J’ai accumulé les livres et les articles sur le sujet, et j’ai passé des heures à essayer de comprendre les différentes étapes qui avaient amené à l’édifice d’aujourd’hui… Ceux qui suivent mes actualités m’ont vu blanchir quand la tempête avait éventré la rosace de la façade de la cathédrale de Soisson… Vous imaginez la tête que je fais ce soir…

On verra demain ce qu’il en est. Mais, ce soir, je suis bien content d’habiter loin du quartier, loin de Paris, à Bayeux, au pied d’une autre cathédrale, intacte elle. Ce soir, sa plus triste cloche a longuement sonné le glas pour sa sœur en flamme.

Un métier génial ?

C’est quoi ces auteurs et ces artistes qui se plaignent encore ? Tout le monde a des augmentations de charges, non ?!

C’est sûr, mais pas de cette ampleur… Car si la réforme de la retraite universelle passe sans ménagement, un auteur gagnant l’équivalent d’une fois et demi le SMIC brut aura vu ses cotisations obligatoires passer de 16,6% à plus de 36% entre 2004 et 2025… des cotisations multipliées par plus de deux ! 20% de baisse de pouvoir d’achat rien que par la hausse des cotisations sociales !

Lorsque, auteurs et artistes, nous osons nous plaindre, beaucoup pensent que nous avons déjà la chance de faire un métier génial. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que si nous ne demandons pas à être riches, nous demandons juste à pouvoir gagner assez pour pouvoir continuer à faire ce métier génial, justement.

Je pense que beaucoup ne réalisent pas que ce “gagner assez pour pouvoir continuer à faire ce métier”, c’est gagner le plus souvent bien moins que le SMIC, et trop souvent vivre sous le seuil de pauvreté. Quand un auteur pense “bien gagner sa vie”, wow, l’extase, c’est qu’il arrive enfin à gagner l’équivalent d’un SMIC… Bref, il faut bien comprendre que les quelques auteurs à succès sont les sequoias qui cachent une forêt de brindilles fragiles.

Aujourd’hui, entre crise et hausses de cotisations sociales, de plus en plus d’auteurs passent, année après année, sous le minimum vital de revenus… et doivent donc arrêter de faire ce métier. Alors justifier de ne pas se soucier des auteurs parce qu’ils font un métier génial, c’est juste faire qu’ils ne feront plus ce métier du tout.

Vous êtes prévenus.

 


Si vous voulez aider les auteurs et artistes, nous vous proposons d’écrire à vos parlementaires. C’est très simple ça prendra 5 minutes de votre vie, tout est expliqué ici :

Les auteurs vont-ils tomber dans un trou noir ?

Aujourd’hui a été dévoilée la première “photo” d’un trou noir. En coordonnant huit télescopes répartis à travers le monde, le projet Event Horizon a réussi cet incroyable exploit.

Mais, malgré ma passion pour l’astrophysique, je n’ai pas eu le temps de regarder les conférences qui faisaient l’événement cet après-midi. Car aujourd’hui, comme depuis pas mal de jours, j’étais occupé à essayer d’empêcher les artistes-auteurs de tomber dans un autre trou noir, bien plus effrayant.

Ceux qui suivent ce site savent que les auteurs prennent coups sur coups depuis des années, entre crise de surproduction et hausses de cotisations sociales. Mais c’est une catastrophe d’une ampleur encore jamais atteinte qui s’annonce à l’horizon. En effet, avec la réforme des retraites que prépare actuellement le gouvernement, les artistes-auteurs pourraient bien perdre encore près de 13% de leurs revenus, voire 17% pour les auteurs du livre !

À la Ligue des auteurs professionnels, nous avons proposé aux autres organisations professionnelles concernées d’aller au-delà des discussions en cours avec les pouvoirs publics et de lancer une grande campagne pour éviter la catastrophe aux artistes-auteurs.

Nous vous demandons donc d’écrire à vos députés et sénateurs pour les mettre au courant du danger et obtenir leur soutien. La démarche est simplifiée au maximum, tout est regroupé sur un site au nom explicite : extinction-culturelle.fr. Vous y trouverez un modèle de courrier et les liens pour récupérer rapidement l’adresse de vos parlementaires. Et, bien sûr, des explications complètes sur ce qui menace les créateurs avec la réforme des retraites.

Il faut tout faire pour que les auteurs, les artistes et avec eux une bonne partie de la culture française ne finissent pas dans un trou noir dont ils ne pourraient bien ne jamais ressortir.

 

Réforme des retraites : catastrophe pour les auteurs ?

Cela fait quelques mois que nous pressentons la catastrophe pour les auteurs avec la réforme des retraites. Ce qu’on va nous proposer par défaut, c’est probablement de perdre 13% de nos revenus. Quel auteur peut encore endurer ça ?

La petite surprise récente, c’est de découvrir qu’en payant beaucoup plus, nous aurons probablement des pensions de retraite bien moins bonnes…

J’avoue que c’est une libération d’enfin parler publiquement de ce dossier explosif. Nous ne voulions pas causer une panique chez les auteurs avant d’en savoir plus.

Ceci dit, je vois aux premiers commentaires que la colère l’emporte sur la panique. Et que beaucoup envisagent même de se joindre à ceux qui manifestent leur colère dans la rue depuis déjà des mois. Nous allons évidemment transmettre cette information au Ministère de la Culture. Nous avions déjà dit aux pouvoirs publics que la situation était explosive. Je pense, comme je l’avais déjà dit aux États généraux du Livre, qu’il ne faudrait pas qu’ils sous estiment la capacité de nuisance de ceux dont la spécialité est d’écrire, dessiner, transmettre des idées et créer de l’émotion.

Aujourd’hui, je me rends à Paris pour un conseil d’administration de la Ligue des auteurs professionnels. Nous allons bien sûr parler de ça. La hausse continue de nos cotisations sociales en parallèle de la dégradation continue de nos revenus ne peut continuer. La Ligue s’est créée, entre autres, sur la nécessité de construire un solide statut pour les auteurs, un statut qui les protège et leur permette de vivre de leur création, condition nécessaire pour simplement pouvoir continuer à créer. Vu ce qui nous tombe encore dessus, c’est plus que jamais une nécessité.

Livre Paris 2019 : table ronde auteur professionnel

Ce vendredi 15 mars, je représenterai la Ligue des auteurs professionnels à Livre Paris pour la table ronde :

Auteur professionnel : un métier, un statut, un avenir incertain

C’est aussi l’occasion de se rencontrer , alors venez nombreux !

Livre Paris 2019 : table ronde auteur professionnel

La Ligue sera présente à Livre Paris pour une table ronde proposée par le CPE et le CNL : Auteur professionnel : un métier, un statut, un avenir incertainLes organisations d’auteurs vont bientôt consacrer la seconde partie de leurs États Généraux du Livre au partage de la valeur, venant ainsi compléter la question sociale qui était au cœur de la première session. Ces deux sujets interrogent la capacité des auteurs à vivre aujourd’hui de leur création. Métier, profession, professionnalisation : c’est autour de ces problématiques que s’est créée en septembre 2018 la Ligue des auteurs professionnels.

Cette table ronde s’intéressera aux nombreuses questions qui concernent les auteurs de métier, ceux qui voudraient le devenir et ceux qui s’inquiètent de ne pouvoir le rester :

  • Qu’est-ce qu’un auteur professionnel du livre ? Y a-t-il une ou des définitions ?
  • Pourquoi, jusqu’à récemment, ne parlait-on jamais de la question professionnelle ?
  • Métier ? Métiers ! Quelles sont les réalités professionnelles selon les secteurs du livre ?
  • Y a-t-il actuellement à une déprofessionnalisation des auteurs ?
  • Comment faciliter l’accès au métier ?
  • Comment améliorer la professionnalisation des jeunes et des minorités ?
  • Faut-il construire un véritable statut de l’auteur professionnel ?
  • Y a-t-il opposition entre Art et métier ? La professionnalisation serait-elle nuisible à la culture ?
  • Les professionnels sont-ils indispensables à l’industrie culturelle ?
  • La professionnalisation, un enjeu de concurrence culturelle mondiale ?

Seront sur scène pour en parler :

  • Pascal Ory, auteur, président du Conseil permanent des écrivains (CPE)
  • Denis Bajram, auteur, vice-président de la Ligue des auteurs professionnels
  • Louis Delas, éditeur, membre du bureau du Syndicat National de l’Édition (SNE)
  • Nicolas Georges, directeur du Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture.

La table ronde sera modérée par Jean-Claude Perrier, de Livre Hebdo.

Venez nombreux, pour affiner votre vision de ce riche sujet, mais aussi pour poser vos questions.

Enfin, plusieurs représentants de la Ligue se tiendront à votre disposition à la suite de la table ronde.
Publication originale : ligue.auteurs.pro

Informations pratiques :

Livre Paris, Porte de Versailles
Vendredi 15 mars de 17h à 18h
Stand du Centre National du Livre / F102

Entrée du salon payante pour le public :

https://www.livreparis.com/infos-pratiques/preparer-sa-venue/

Un ministre, un auteur

Dans l’exposition. Photo © Éric Marie.

J’ai eu le plaisir de recevoir le Ministre de la Culture dans l’exposition que m’ont consacrée les 7 lieux à Bayeux. Franck Riester est en effet venu inaugurer très officiellement la nouvelle médiathèque intercommunale, qui est l’exemple même d’un équipement culturel adapté aux enjeux d’aujourd’hui (franchement, bravo aux équipes et aux décisionnaires locaux).

 

Photo © Préfecture du Calvados

J’avais presque envie de dire au Ministre « On ne se quitte plus ! ». C’est en effet la troisième fois que nous nous rencontrons en quelques mois. La première fois c’était au Ministère de la Culture, quand il a reçu Ligue des auteurs professionnels.  Le seconde, c’était au festival d’Angoulême, dans le cadre de la remise du rapport Lungheretti, je portais alors mes trois casquettes, celle des États Généraux de la Bande Dessinée, celle du SNAC BD (Syndicat National des auteurs et des compositeurs) et celle de Ligue des auteurs professionnels.

Le Ministre et les élus qui l’accompagnaient ont donc visité mon exposition. Il a même pris le temps d’essayer l’expérience de réalité virtuelle Universal War. J’ai eu une pensée pour les équipes du Miroir de Poitiers et du Studio Nyx qui l’ont conçue.

 

Dans le module de réalité virtuelle. Photo © Jérôme Eho.

Le Ministre a eu des mots très aimables pour mon travail et pour l’exposition en fin de son discours d’inauguration. La grosse surprise, c’est qu’il a conclu en rendant un sérieux hommage à mon engagement pour la cause des auteurs. J’ai plus l’habitude que ce soit des confrères et consœurs qui me remercient que des ministres, j’avoue. Quand ce sont les auteurs qui me remercient, j’ai toujours tendance à leur dire que je trouve qu’on n’a pas obtenu assez de victoires pour cela. Mais dans le cas de notre Ministre de la Culture, j’ai pris cela comme un signe de bonne augure : si l’engagement des bénévoles de nos organisations d’auteurs est ainsi apprécié, on peut espérer que nos demandes seront mieux entendues.

Et pour ceux qui penseraient que je suis un peu naïf sur ce coup, je précise ceci :   Je crois que tout n’est pas noir en ce monde, que rien n’est même ni tout noir ou tout blanc. Et je crois surtout qu’on a plus de chances d’arriver à construire quelque chose en y croyant et en le faisant qu’en se méfiant et en ne faisant rien.

 

Une fois n’est pas coutume, une dédicace dessinée. Si vous avez le pouvoir de changer la vie des auteurs, je vous en fait une aussi.

Couvertures pour deux romans de SF

J’avais pris le temps de vous parler de la couverture que j’avais faite pour le roman Aria stellae de Jeanne-A Debats, mais j’ai oublié de vous montrer deux autres couvertures de science-fiction que j’ai réalisée peu après. C’est Folio SF qui me l’avait proposé pour la réédition dans la prestigieuse collection de poche de Gallimard de deux romans du camarade Laurent Genefort.

Ils sont donc parus en octobre 2018, et je ne peux que vous en recommander la lecture :

Dune, de Jodorowsky

À voir pendant encore un mois en replay sur arte.tv, un passionnant documentaire sur le film Dune que préparait Alejandro Jodorowsky au milieu des années 70.

Après plusieurs années de développement, malgré les Dali, Mick Jagger et Orson Welles qui allaient jouer dans ce projet, malgré Pink Floyd et Magma à la musique, malgré un story-board complet dessiné par Moebius, complété d’illustrations et designs de Giger et Foss, ce Dune ne s’est pas fait. Le documentaire laisse à penser que l’ambition du projet mais surtout la forte personnalité de Jodorowsky ont fait peur aux studios américains. Personne n’a osé confier un tel budget à un créateur d’avant-garde grandiloquent…

Tout le documentaire tend à démontrer que ce film aurait pu changer la face du cinéma de science-fiction. Je n’en suis pas si sûr. En refusant de travailler avec les rendus réalistes de Douglas Trumbull, le maître de 2001 Odyssée de l’espace, Jodorowsky était parti au contraire vers quelque chose de beaucoup plus barré, exotique, théâtral… et finalement très Flash Gordon des années 40. Deux ans plus tard, Star Wars a démontré que même pour raconter une histoire de chevalier et de princesse, il fallait faire de la science-fiction au rendu réaliste. Même si Lucas a dû faire du Trumble sans Trumble, qui avait refusé le projet, c’est ce choix esthétique qui a conclu les années 70 et ouvert les décennies suivantes…

Le documentaire se termine en essayant de montrer que le Dune de Jodorowsky a influencé plein d’autres films. La séquence est assez ridicule. Quand on en est à convoquer Les Maitres de l’Univers, mieux vaut ne pas avoir eu d’influence…

Reste tout de même qu’Alejandro Jodorowsky avait réuni pour son film une équipe créative de premier rang. C’est elle qui allait faire, juste après, le film Alien : Dan O’Bannon au scénario, H. R. Giger, Moebius et Chris Foss aux visuels. N’y manquait que Ron Cobb, chantre du réalisme voir de l’ingénierie pour les décors de SF, donc tout à l’opposé de ce que voulait Jodorowsky.

L’autre descendance de ce film fantôme est bien sûr l’univers de l’Incal et des Métabarons. La Bande Dessinée y a gagné ce que le cinéma n’a pas eu. C’est à ce média que le metteur en scène de théâtre et réalisateur de film Jodorowsky se consacrera principalement par la suite. Il y trouva sans doute une liberté qu’il a pensé ne plus pouvoir trouver à Hollywood…

Quant à Dune, ce roman génial de Frank Herbert, c’est le grand David Lynch qui le porta à l’écran dans la décennie suivante… en accouchant, hélas, d’un film franchement raté, malgré de vraies qualités. Aujourd’hui Denis Villeneuve est sur une nouvelle production. La malédiction va-t-elle enfin être vaincue ?