Syndication

Beaucoup de gens quittent Facebook en ce moment. C’est dommage au moins sur un point : les réseaux sociaux sont d’excellents outils pour informer et fédérer. Pour les créateurs de Bande Dessinée, Facebook a joué un rôle fondamental depuis la mobilisation contre la réforme de leur retraite complémentaire, le RAAP jusqu’au récent #payetonauteur.

Collègues auteurs et autrices de BD, si vous voulez continuer à vous tenir au courant de l’actualité sociale qui vous concerne, j’ai rassemblé sur ce site les flux d’informations des principales organisations qui vous défendent. Une page à mettre dans vos favoris et à surveiller : nous pourrions bientôt avoir besoin de vous.

États Généraux du Livre #auteursencolere

Les nuages s’accumulent sur l’avenir des auteurs. Plusieurs réformes prévues ou en cours sont très inquiétantes : CSG, AGESSA, impôt à la source… C’est pourquoi les auteurs lancent cette année des États Généraux du Livre. Vous en saurez plus en visitant leur site :

Je vous encourage à signer aussi la pétition qui l’accompagne :

https://www.change.org/p/pas-d-auteurs-pas-de-livres

Les États Généraux de la Bande Dessinée sont heureux que leur initiative pour la BD ait pu nourrir l’ensemble des organisations d’auteurs du livre. Nous avons été consultés par le CPE, l’association qui les regroupe toutes, et nous avons participé à la définition de ces États Généraux du Livre. Nous avons rappelé l’importance de ne pas dégrader encore la situation des auteurs et de mettre en place rapidement des solutions pour combattre leur précarité grandissante.

L’auteur de BD de demain

Voici la vidéo de la table ronde que j’ai modérée lors du dernier festival d’Angoulême. Elle peut tout à fait s’écouter en mode radio.

Avec Maliki et Boulet (auteurs), Becky (Maliki.com), Emmanuel de Rengervé (SNAC) et Elodie Goncalves (ULULE)., nous nous sommes interrogés sur l’auteur et l’autrice de bande dessinée de demain. Quelles sont les tendances et mutation de nos métiers ? Quelles perspectives pour l’édition, l’auto édition, le financement participatif et les activités annexes ?

Je ne peux que vous recommander d’écouter aussi les deux autres tables rondes organisées par le Groupement des Auteurs de Bande dessinée (SNAC), qui sont tout autant riches en informations :

Angoulême 2018

Affiche de CoseyMon programme pour le festival d’Angoulême 2018, du 25 au 28 janvier :

Pour le public

Je serai sur le stand de Casterman pour trois séances de signatures (sans dessin) :

– le jeudi de 15h à 16h
– le vendredi de 15h30 à 16h30
– le samedi de 18h à 19h

Venez avec vos questions et vos sujets de discussions 🙂

Pour les auteurs

Je serai présent aux “P’tit Dej” organisés par le SNAC jeudi, vendredi et samedi matin. Ces tables ronde se tiendront dans le Magic Mirror, cour de l’Hôtel de ville d’Angoulême, à partir de 9h30. Une boisson chaude et des viennoiseries vous seront offerts. Ces “P’tit Dej” sont réservés aux auteurs et aux étudiants en cycle de bande dessinée sur présentation de leur badge ou carte d’étudiant.

J’animerai en particulier, le vendredi, la table ronde « Quel sera l’auteur, l’autrice de bande dessinée de demain ? Quelles sont les tendances et mutation de nos métiers ? Quelles perspectives pour l’édition, l’auto édition, le financement participatif et les activités annexes ? » Avec Maliki et Boulet (auteurs), Becky (Maliki.com), Emmanuel de Rengervé (SNAC), Elodie Goncalves (ULULE). Modération : Denis Bajram (EGBD).

Pour conclure

En vérifiant mon planning, je vois qu’il ne me reste qu’une heure de libre jeudi après-midi. Autrement c’est rendez-vous sur rendez-vous de 9h30 à 19h30, et ce tous les jours. En effet, le festival BD d’Angoulême, au delà de tout ce qui est public, c’est aussi un salon professionnel. Depuis des années j’y viens aussi pour rencontrer éditeurs, libraires, représentants, journalistes, institutionnels, auteurs voire amis, tous venus du monde entier. Tout cela dans les salons feutrés des hôtels charentais, dans les arrière-boutiques surchauffées des stands d’éditeurs, dans les restaurants, les bars et autres magic mirrors… On règle souvent en quatre jours ce qui aurait pris des mois à organiser. Épuisant mais passionnant !

Bon festival à tous !

CSG des auteurs : la compensation

Très bonne nouvelle ce matin au sujet de la compensation de la hausse de la CSG pour les auteurs et artistes ! La pression que les organisations de créateurs ont mis sur le Ministère de la Culture, en direct ou via les parlementaires et personnalités que nous avons contactés, a enfin obtenu l’effet escompté. Nous restons vigilants, mais l’engagement de ce matin est politiquement franc et pragmatiquement clair.

On regrettera tout de même que ce soit au Ministère de la Culture de financer cela sur son budget, et non une compensation interne à la Sécurité Sociale comme pour les salariés. Il faudra aussi veiller que ce dispositif soit bien pour tous les artistes auteurs, et non seulement pour les affiliés (c’était le problème de l’amendement passé au Sénat), nous attendons avec impatience de voir le projet réglementaire. Enfin, si tout devait être résolu pour 2018, il va falloir très vite que le Ministère nous explique la manière dont cela fonctionnera à partir de la grand réforme AGESSA MDA de 2019.

La ministre de la Culture s’est mobilisée pour trouver une solution permettant de garantir aux artistes auteurs un maintien de leur pouvoir d’achat dans le contexte de hausse de la CSG.

Afin de sécuriser le dispositif, le Gouvernement a choisi par voie réglementaire un mécanisme de compensation qui sera mis en œuvre par les organismes agréés gérant le régime de sécurité sociale des artistes auteurs (Agessa et Maison des Artistes) et qui sera financé sur le budget du Ministère de la Culture en 2018.

Ce dispositif ne sera pas une subvention destinée à s’acquitter de la cotisation vieillesse de base, mais bien une mesure de garantie du pouvoir d’achat.Le communiqué complet www.culturecommunication.gouv.fr

CSG des auteurs : enfin compensée ?

Enfin une bonne nouvelle sur le front de la compensation de la CSG pour les auteurs et artistes. Françoise Nyssen, Ministre de la Culture, a ENFIN officialisé ce qu’elle m’avait dit en direct il y a quelques semaines à Angoulême. Elle l’a fait dans le cadre d’une audition à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de finances pour 2018 qui s’est tenue ce mardi 7 novembre. Je cite le communiqué du Ministère : « La compensation de la hausse de la CSG pour les artistes-auteurs : le principe est acquis, et la solution technique retenue sera précisée rapidement ».

Cette promesse enfin officielle est rassurante. Reste qu’aucune solution viable ne semble avoir été pour l’instant trouvée du côté du gouvernement, ce que nous confirment nos sources ministérielles. Les organisations d’auteurs et tous ceux qui se sont impliqués sur ce dossier resteront donc très attentifs dans les jours et semaines à venir.

Entretien : La situation économique des auteurs de BD

Cet entretien a été diffusé en direct depuis les Utopiales à Nantes. Le début est rigolo, mais ça ne dure pas longtemps car on y parle de la situation économique des auteurs de bande dessinée.

Je dois préciser que pendant ces Utopiales, au delà de cette interview, ça a vraiment beaucoup discuté entre auteurs de romans et auteurs de BD de tous leurs problèmes communs. Tous les autres acteurs de la “chaîne du livre” auraient sans doute été un peu effrayés de la teneur de ces échanges, y compris entre auteurs de best-sellers. Les hausses du RAAP ou de la CSG ne vont pas pénaliser que les créateurs, car en déstabilisant une profession déjà très éprouvée par les différentes “surproduction”, ces hausses font monter la défiance des auteurs envers tout le système actuel. S’il ne peut plus les nourrir, beaucoup se disent qu’il faudra bien en créer un autre…

Bref, on ne saurait trop recommander aux autres maillons de la chaîne du livre de comprendre et de soutenir un peu plus les revendications du premier maillon. Et, par exemple, d’user de leur pouvoir d’influence pour vite convaincre les services du Ministère de la Culture de trouver le moyen de compenser l’augmentation de la CSG pour les auteurs et artistes comme elle l’a été pour tous les autres actifs.

 

Entretien enregistré par Yaneck Chareyre pour Gnapp.

Se défendre, c’est collectivement

Suite à mon message sur la rencontre avec la Ministre de la Culture, un confrère auteur de BD écrit « Si Denis arrête, je ne vois pas qui s’investira autant pour les auteurs. »

C’est totalement faux. Ce n’est parce que je parfois je me retrouve très (trop) visible en première ligne du combat pour les auteurs que je suis le seul à le mener, bien au contraire. Déjà, Benoit Peeters et Valérie Mangin portent tout autant que moi la charge des États Généraux de la Bande Dessinée, sans oublier tous ceux qui se sont impliqués à nos côtés.

Mais, et surtout, n’oubliez jamais qu’il y a des dizaines d’auteurs qui consacrent plusieurs mois de leur temps de travail tous les ans au SNAC BD, dans le secret des nombreuses institutions ou nous siégeons, dans les négociations destinées à protéger les auteurs, et dans l’organisation de nos activités syndicales Un énorme salut respectueux aux bourreaux de travail du moment : Marc-Antoine Boidin, Christelle Pécout, Elvire DeCock, Gérard Guéro, Marc Lizano, Christian Lerolle, Antoine Ozanam, Gaelle Hersent, Gilles Corre et Alexis Sentenac.

Et, pour finir, je pense à tous ceux qui, un peu partout, travaillent là ou ils sont à aider les auteurs. Merci à eux !

CSG des auteurs : rencontre avec la Ministre de la Culture

La semaine dernière, j’ai rencontré rapidement la Ministre de la Culture, Françoise Nyssen. En apprenant qu’elle venait aux Rencontres Nationales de la Bande Dessinée à Angoulême, plusieurs associations et syndicats d’auteurs m’avaient demandé de lui transmettre leurs très vives inquiétudes.

En effet, à l’instant où j’écris, l’augmentation de la CSG n’est toujours pas compensée pour les artistes et auteurs, alors qu’elle l’est chez les salariés et indépendants. Si rien ne change, ce sera 1.7% de perte de revenus pour les créateurs, ce qui sera insoutenable aujourd’hui. Je rappelle qu’en BD, plus de moitiés des auteurs professionnels gagnent moins qu’un SMIC, que plus d’un tiers sont sous le seuil de pauvreté et que ce chiffre est constante augmentation. La situation n’est pas meilleure dans d’autres branches, voire pire, à commencer pour nos cousins de la littérature jeunesse.

Cette augmentation de la CSG est censée rendre du pouvoir d’achat aux travailleurs, par des baisses de cotisations sociales coordonnées. Il serait scandaleux qu’artistes et auteurs en soient eux les victimes, alors que la plupart font déjà partie des travailleurs les plus pauvres de notre pays.

La Ministre de la Culture s’est montré très concernée, et m’a demandé de rassurer les créateurs sur le fait que cette hausse devait être compensée, qu’il ne pouvait pas en être autrement. Mais sans me donner plus de précision sur les modalités.

L’ensemble des associations et syndicats d’auteurs continuent de suivre de très près ce dossier et de multiplier les contacts politiques (J’y ai un peu passé la journée d’hier). Il y a urgence, la survie de très nombreux créateurs, et donc de l’avenir culturel de notre pays, se décide en ce moment même à l’Assemblée nationale.

Merci à Pierre Lungheretti pour son aide.

Photo Frédéric Bosser.

IIe Rencontres Nationales de la BD

Ces IIe Rencontres Nationales de la Bande Dessinée organisées le 5 et 6 octobre 2017 par la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image promettent d’être tout aussi passionnantes que celles de l’année dernière. Ce sera aussi l’occasion de venir discuter avec Valérie et moi-même, qui y représenterons les États Généraux de la Bande Dessinée. On vous attend !

IIe Rencontres Nationales : Éducation et Bande Dessinée

Sous le titre Éducation et Bande Dessinée, la Cité internationale de la Bande Dessinée et de l’Image organise jeudi 5 et vendredi 6 octobre 2017 la deuxième édition de ses Rencontres Nationales de la Bande Dessinée.

Réunissant différents acteurs du secteur invités à débattre des problématiques professionnelles en cours, les rencontres visent à proposer un espace de débat et d’analyse pour l’ensemble de la profession, avec des éclairages issus des réflexions d’acteurs de la chaîne éditoriale ainsi que de grands témoins, permettant de restituer les enjeux de la bande dessinée dans un contexte plus large.

« Véritable observatoire du neuvième art, la Cité a choisi de s’intéresser aux relations qui relient l’enseignement et la bande dessinée. Officiellement étudiée en classe depuis la mise en œuvre de l’Histoire des Arts revalorisant les arts visuels (2008-2009), la bande dessinée semble avoir conquis des milieux qui lui ont longtemps résisté, à savoir, les programmes des premiers cycles d’enseignement, voire les études universitaires.

On ne compte plus les cas d’utilisation de la bande dessinée comme support d’enseignement. Ici et là naissent des initiatives telles que les classes BD, les séminaires pour les enseignants, les résidences d’auteurs en milieu scolaire, les projets de recherches pluridisciplinaires ayant en commun la bande dessinée…

S’adaptant à ce qui peut s’apparenter à un mouvement de fond, les éditeurs spécialisés se sont aussi emparés du thème, multipliant les collections à visée « pédagogique » (La Petite Bédéthèque des Savoirs, Sociorama, Cases d’histoires…).

Spécialiste du domaine, Nicolas Rouvière s’interrogeait récemment sur cette intégration de la bande dessinée en classe. Notre chercheur la jugeait « en trompe-l’œil », pointant, notamment, l’utilisation de la bande dessinée pour enseigner autre chose qu’elle-même, soulignant le manque de formation des enseignants et l’absence, encore aujourd’hui, d’un vrai consensus des parents d’élèves et du monde éducatif en faveur du neuvième art.

Le moment est donc venu de faire le point sur les relations entre éducation et bande dessinée ; d’envisager tous les aspects d’une vraie réflexion sur les pistes pédagogiques et didactiques que tracent l’enseignement et la pratique du neuvième art, ainsi que les méthodologies à appliquer en classe et sur les temps périscolaires. »

Ces rencontres bénéficient du partenariat du réseau Canopé du Ministère de la Culture et de la Communication, du Ministère de l’Éducation Nationale, des États Généraux de la Bande Dessinée, de GrandAngoulême, du Pôle Image Magelis et de la région Nouvelle-Aquitaine.

Renseignements, programme et inscriptions sur www.citebd.orgSourcewww.etatsgenerauxbd.org