Qui a pu penser une seconde qu’une intelligence artificielle deviendrait un être éthique en discutant avec le tout venant de l’humanité sur Twitter ? Les IA ne seront, dans un premier temps, que ce que nous leur apprendrons à être. Si c’est des connards qui les éduquent, elles deviendront des connards puissance 1000. Si des IA devaient nous massacrer un jour, comme dans Matrix ou Terminator, ce serait que nous aurions été de bien mauvais parents. Bref, si nous ne nous sentons pas capable d’évoluer vers plus de raison et d’empathie en tant qu’espèce, nous ferions bien de nous abstenir de créer ces créatures bien plus puissantes que nous. En tout cas, de les éduquer à notre image.
Tay, une IA lancée par Microsoft sur Twitter puis retirée pour aliénation mentale
Microsoft avait lancé hier un bot de conversation sur Twitter. Nommée Tay, cette petite intelligence artificielle devait apprendre rapidement des discussions et devenir capable de réagir. Malheureusement, les internautes lui ont surtout appris à lui dire des horreurs, provoquant son rappel en laboratoire.
Il s’agissait à la base d’une expérience amusante. Tay était taillée en effet pour apprendre très rapidement des habitudes et des éléments de langages qu’elle repérait dans les conversations […]Lire la suite surwww.nextinpact.com



Je vois tous les jours sur Facebook des gens qui postent de petits exercices sortis tout droit de tests de QI, genre « trouve le dernier chiffre » ou « déplace une seule allumette », et plein de gens qui y répondent en commentaire.
Si, comme l’écrit l’historien Christian Delporte, « le caractère solitaire de l’activité productive ne favorise guère les solidarités professionnelles », les dessinateurs n’en ont pas moins, depuis quelque quatre-vingts ans, montré à maintes reprises leur capacité à s’unir pour défendre leurs intérêts, face aux éditeurs ou au législateur. Contrairement à ce que croient nombre d’auteurs, notamment parmi les plus jeunes, le Groupement des Auteurs de Bande dessinée du SNAC, qui existe depuis 2007, a eu de nombreux prédécesseurs.
La Bande Dessinée va à la fois très bien et très mal. Elle n’a jamais autant produit, avec une profusion de sujets et de manières de faire, s’adressant à un public de plus en plus varié. Mais cette expansion s’est retournée contre la majorité des créateurs, dont les conditions de travail et les revenus sont en train de s’effondrer. La goutte d’eau qui fit déborder le vase fut l’énorme augmentation des cotisations de la retraite complémentaire des auteurs alors que la grande majorité a déjà du mal à remplir son frigo. Il devenait évident qu’il allait falloir réfléchir en profondeur à l’avenir de la BD.