Voici une impressionnante tentative de classification des œuvres de la Science-Fiction à la fois chronologique et thématique. C’est assez réjouissant à regarder de près, mais ce ne fut sans doute pas facile de organiser, en particulier pour un Universal War One, qui aurait pu être autant sur la branche du space-opera que sur celle du voyage dans le temps ou celle des dystopies…
Pour voir la dernière version :
Le PDF est ici pour pouvoir zoomer :
Je serai le week-end du 7 et 8 octobre l’invité d’honneur du festival de Caudebec lès Elbeuf, près de Rouen.
Il y aura une exposition d’une quinzaine d’originaux d’Universal War One ainsi que de grands tirages numériques sur plexiglas. Je multiplierai aussi les ateliers et les tables rondes, on y parlera de création, de créateurs et je montrerai sur mon ordinateur comment je dessine aujourd’hui.
Comme c’est un salon aussi très orienté littérature jeunesse, n’hésitez pas à venir en famille !
La parti qui me concerne :
Samedi 7 octobre, à la médiathèque, à 16h :
Table ronde « Dessiner ? Un vrai boulot ! Arts ludiques : formations et carrières ».
Dimanche 8 octobre, à l’espace Bourvil :
De 11h30 à 12h30 et de 15h à 16h :
Ateliers numériques
Conférences / démonstrations où j’expliquerai à la fois comment et pourquoi je dessine en numérique.
De 16h à 17h :
Atelier : Le design d’un vaisseau spatial
À partir d’un objet de la vie quotidienne, le jeu sera de dessiner votre propre vaisseau spatial ! (10 à 15 participants).
À 17h :
Auteur de BD, une profession en danger
Table ronde autour des États Généraux de la Bande Dessinée.
Table ronde « Imaginaires de bande dessinée: des Cités Obscures à UW2 » vendredi prochain à Blois dans le cadre des 20e Rendez-vous de l’Histoire. Pour une fois, Benoit Peeters et moi serons ensemble sur scène pour parler, non des États Généraux de la Bande Dessinée, mais de nos créations respectives. Au programme, nos rapports aux sciences et aux techniques, à la fiction et à la science-fiction.
Nous signerons ensuite nos albums, rejoints par Valérie Mangin. Signature sans dessin, comme à mon habitude.
information pratiques :
Vendredi 6 octobre 2017, de 17h45 à 18h45
Au café Littéraire du Salon du livre
Place Jean Jaurès 41000 Blois
Je serai à Poitiers dans moins d’une semaine, pour une conférence démonstration. Ne manquez pas cette occasion de me voir dessiner en direct sur ordinateur. J’expliquerai, entre autres choses, pourquoi j’ai basculé vers le numérique. Et ce sera aussi l’occasion de pouvoir discuter tous ensemble.
Dessiner à l’ère du numérique – Denis Bajram, auteur de la saga de science-fiction Universal War, a été l’un des tout premiers auteurs de bande dessinée à utiliser l’outil informatique pour dessiner. L’artiste racontera son parcours et évoquera les difficultés et les avantages du numérique par rapport au papier. Il dessinera en direct sur ordinateur, nous amenant dans la magie de son atelier. Organisé par le Miroir qui s’intéresse cette saison à la question des espaces et des frontières dans la BD de science-fiction au travers d’expositions et d’une série d’événements liés.
Le mercredi 4 octobre 2017 à 18h
Médiathèque François-Mitterrand
Salle Jean-Richard-Bloch
4 rue de l’Université 86000 POITIERS
05 49 52 31 51 – mediatheque@mairie-poitiers.fr
Entrée libre et gratuite
Étonnant, quatre ans après sa parution, des gens continuent à creuser dans Abymes ! Que c’est agréable d’avoir de bons lecteurs !
Ceux qui suivent ce site savent que j’ai parlé dès les premiers jours d’un risque d’état d’urgence permanent. Cela fait presque deux ans qu’au nom de la lutte anti-terroriste, l’état de droit est partiellement suspendu dans notre pays. Pour en sortir, le gouvernement a décidé… de faire passer une bonne partie des mesures de l’état d’urgence dans la loi commune, et en plus d’en ajouter pas mal d’autres. Beau tour de magie : rendre définitif l’état d’urgence sous couvert de retour à l’état de droit.
Dans la série des atteintes aux liberté fondamentales, le fait d’exiger maintenant que nous livrions toutes les clefs d’accès à notre vie privée numérique est digne du pire des Patriot Act à la Bush. Comme si ces mesures n’allaient s’appliquer qu’aux pires des terroristes tueurs de bébé, comme si elles n’allaient pas aussi servir contre tous ceux qui déplairaient au pouvoir. La Commission nationale consultative des droits de l’homme dénonçait déjà il y un an « des détournements de l’état d’urgence, sans lien avec la lutte contre le terrorisme, pour entraver des manifestations d’écologistes, de syndicalistes, et pour lutter contre l’immigration clandestine. »
Il y a urgence à exiger l’abandon de toutes ces mesures d’exceptions. Elles n’offrent que l’illusion de sécurité. Elles n’offrent qu’un terreau où faire pousser le totalitarisme et la haine.
Les députés adoptent l’obligation de déclarer tous ses identifiants électroniques
Les députés ont voté hier soir les mesures de contrôle et de surveillance individuelles. Dans le lot, a été adoptée l’obligation pour une personne au comportement suspect de fournir l’intégralité de ses identifiants aux autorités administratives.
Le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme poursuit sa route à l’Assemblée nationale. Les députés ont voté tard dans la nuit l’article 3 du projet de loi où se nichent les mesures de surveillance individuelle comme le port d’un bracelet électronique ou l’obligation de pointer une fois par jour au commissariat du coin, outre l’obligation de résider dans un périmètre déterminé. […]Lire al suitewww.nextinpact.com
J’ai donné par ma première interview pour le Québec et le Canada. C’est le Podcast des Crinqués qui m’a offert la parole, pour leur 33e épisode consacré à la Science-Fiction dans la culture geek et populaire. On y parle longuement d’Universal War et bien sûr de SF avec passion. Bonne écoute !
Puisqu’elle est parue ailleurs sur Internet, je peux donc vous montrer cette illustration que j’ai réalisée pour le magnifique livre hommage Kirby & Me. J’y ai aussi décrit dans un petit texte la difficulté que j’ai eu à aimer l’œuvre du King des comics. On se doit d’être le plus honnête possible quand il s’agit d’honorer sincèrement le grand Jack Kirby pour tout ce qu’il a apporté à l’Art de la Bande Dessinée.
Pour en savoir plus sur comment ce gros projet a été mené à bien, vous pouvez retrouver une sympathique interview de ses promoteurs, Mickaël Géreaume et Alain Delaplace, ici : http://www.brucetringale.com/kirby-and-me/
Il reste quelques exemplaires de ce magnifique ouvrage, je ne peux que vous recommander de l’acquérir, d’autant plus que les bénéfices vont tous à l’association « Hero initiative », qui aide les auteurs de comics dans le besoin. Kirby & Me est disponible à la Librairie Metropolis de Bayeux, chez Arcanix Châteauroux, Librairix à Bourges, Bédélire Tours et Snorgleux Comics à Marseille ainsi que sur le site www.kirbyandme.com
1+2+3+4+5+6+7+8+9+… = -1/12
Si. Vraiment.
Dans Universal War One, je parle de l’effet Casimir pour expliquer l’anti-gravitation. Le physicien néerlandais Hendrik Casimir a prédit en 1948 un des effets les plus étonnants de la fluctuation quantique du vide. Un effet Casimir qui expliquerait même la gravitation dans la théorie des cordes et des branes. Rien que ça. Et rassurez-vous, j’en ai fini avec les mots compliqués.
Ce qui est amusant, c’est que Hendrik Casimir s’est retrouvé pendant ses calculs avec une addition des entiers jusqu’à l’infini : 1+2+3+4+5+6… etc. On s’attendrait à ce que ça donne un nombre infini, ce qui en physique est souvent très gênant. Mais non, un résultat très simple avait été donné par le grand mathématicien indien Srinivasa Ramanujan :
1+2+3+4+5+6+7+8+9+… = -1/12
Oui, je sais, comment la somme des nombres entiers jusqu’à l’infini peut-il être :
– autre chose qu’infini ? Ou au moins plus grand que le plus grand des chiffres de la somme… bref infini…
– négatif ? Il n’y a que des nombres positifs dans l’addition !?!
– le chiffre inepte de -1/12 soit -0,083333… ????
La démonstration de ce résultat par cette vidéo est à la porté de tout le monde. Je ne peux que vous recommander de lui consacrer un peu de votre temps. Ce sera l’occasion de découvrir l’excellente chaîne youtube Micmaths.
Demain, on s’attaquera à la démonstration de la conjecture de Riemann juste avec des legos 
Mise à jour
Apparemment, c’est une démonstration approximative. Voir les commentaires sur Youtube.
Le feuilleton du pessimisme continue sur mon site. C’est au tour d’Emmanuel Todd de nous promettre des lendemains sans démocratie. Avec, au centre des questionnements, la fracture éducative et la crétinisation des élites. Ou comment une éducation de masse qui n’aura été que partielle se retourne finalement contre la démocratie.
Je m’aperçois encore une fois que je suis définitivement plus optimiste qu’on pourrait le penser. Car si je fais partie de la confrérie des cassandres, des prophètes de mauvais augures et des annonceurs de catastrophes, c’est en espérant, sans doute un peu bêtement, que la prise de conscience suffira à ce que les humains fassent tout pour empêcher ces catastrophes d’arriver. Je veux être le plus mauvais prophète de tous les temps. Je veux croire que l’humanité me donnera tort. Je veux croire en nous !
Emmanuel Todd : « La crétinisation des mieux éduqués est extraordinaire »
Pour l’historien Emmanuel Todd, la vraie fracture n’est aujourd’hui plus sociale, mais éducative. Et la démocratie est vouée à disparaître en Europe.
Il dit avoir voulu «revenir au plaisir de l’observation historique». Mais avec Où en sommes-nous ? (Seuil), l’historien et démographe Emmanuel Todd se fait aussi le chroniqueur – pessimiste – de notre actualité, qu’il entend replacer dans le temps long. «Notre modernité, écrit-il, ressemble fort à une marche vers la servitude.»
Trump, Brexit, Macron. Vous analysez les bouleversements au sein des démocraties moins comme les résultats d’une fracture sociale que d’une fracture éducative…<
Nous vivons une phase décisive : l’émergence pleine et entière d’une nouvelle confrontation fondée sur les différences d’éducation. Jusqu’ici, la vieille démocratie reposait sur un système social fondé sur l’alphabétisation de masse mais très peu de gens avaient fait des études supérieures. Cela impliquait que les gens d’en haut s’adressaient aux gens simples pour exister socialement – même les dominants et même la droite. On a cru que la propagation de l’éducation supérieure était un pas en avant dans l’émancipation, l’esprit de Mai 68 finalement. Mais on n’a pas vu venir le fait que tout le monde n’allait pas faire des études supérieures : selon les pays, entre 25 % et 50 % des jeunes générations font des études supérieures, et dans la plupart d’entre eux leur nombre commence à stagner. Les sociétés ont ainsi adopté une structure éducative stratifiée. «En haut»,une élite de masse (en gros, un tiers de la population) qui s’est repliée sur elle-même : les diplômés du supérieur sont assez nombreux pour vivre entre eux. Symétriquement, les gens restés calés au niveau de l’instruction primaire se sont aussi repliés. Ce processus de fragmentation sociale s’est généralisé au point de faire émerger un affrontement des élites et du peuple. La première occurrence de cet affrontement a eu lieu en France en 1992 lors du débat sur Maastricht. Les élites «savaient», et le peuple, lequel ne comprenait pas, avait voté «non». Ce phénomène de fracture éducative arrive à maturité. […]
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