Le Blog

Les auteurs vont-ils tomber dans un trou noir ?

Aujourd’hui a été dévoilée la première “photo” d’un trou noir. En coordonnant huit télescopes répartis à travers le monde, le projet Event Horizon a réussi cet incroyable exploit.

Mais, malgré ma passion pour l’astrophysique, je n’ai pas eu le temps de regarder les conférences qui faisaient l’événement cet après-midi. Car aujourd’hui, comme depuis pas mal de jours, j’étais occupé à essayer d’empêcher les artistes-auteurs de tomber dans un autre trou noir, bien plus effrayant.

Ceux qui suivent ce site savent que les auteurs prennent coups sur coups depuis des années, entre crise de surproduction et hausses de cotisations sociales. Mais c’est une catastrophe d’une ampleur encore jamais atteinte qui s’annonce à l’horizon. En effet, avec la réforme des retraites que prépare actuellement le gouvernement, les artistes-auteurs pourraient bien perdre encore près de 13% de leurs revenus, voire 17% pour les auteurs du livre !

À la Ligue des auteurs professionnels, nous avons proposé aux autres organisations professionnelles concernées d’aller au-delà des discussions en cours avec les pouvoirs publics et de lancer une grande campagne pour éviter la catastrophe aux artistes-auteurs.

Nous vous demandons donc d’écrire à vos députés et sénateurs pour les mettre au courant du danger et obtenir leur soutien. La démarche est simplifiée au maximum, tout est regroupé sur un site au nom explicite : extinction-culturelle.fr. Vous y trouverez un modèle de courrier et les liens pour récupérer rapidement l’adresse de vos parlementaires. Et, bien sûr, des explications complètes sur ce qui menace les créateurs avec la réforme des retraites.

Il faut tout faire pour que les auteurs, les artistes et avec eux une bonne partie de la culture française ne finissent pas dans un trou noir dont ils ne pourraient bien ne jamais ressortir.

 

Réforme des retraites : catastrophe pour les auteurs ?

Cela fait quelques mois que nous pressentons la catastrophe pour les auteurs avec la réforme des retraites. Ce qu’on va nous proposer par défaut, c’est probablement de perdre 13% de nos revenus. Quel auteur peut encore endurer ça ?

La petite surprise récente, c’est de découvrir qu’en payant beaucoup plus, nous aurons probablement des pensions de retraite bien moins bonnes…

J’avoue que c’est une libération d’enfin parler publiquement de ce dossier explosif. Nous ne voulions pas causer une panique chez les auteurs avant d’en savoir plus.

Ceci dit, je vois aux premiers commentaires que la colère l’emporte sur la panique. Et que beaucoup envisagent même de se joindre à ceux qui manifestent leur colère dans la rue depuis déjà des mois. Nous allons évidemment transmettre cette information au Ministère de la Culture. Nous avions déjà dit aux pouvoirs publics que la situation était explosive. Je pense, comme je l’avais déjà dit aux États généraux du Livre, qu’il ne faudrait pas qu’ils sous estiment la capacité de nuisance de ceux dont la spécialité est d’écrire, dessiner, transmettre des idées et créer de l’émotion.

Aujourd’hui, je me rends à Paris pour un conseil d’administration de la Ligue des auteurs professionnels. Nous allons bien sûr parler de ça. La hausse continue de nos cotisations sociales en parallèle de la dégradation continue de nos revenus ne peut continuer. La Ligue s’est créée, entre autres, sur la nécessité de construire un solide statut pour les auteurs, un statut qui les protège et leur permette de vivre de leur création, condition nécessaire pour simplement pouvoir continuer à créer. Vu ce qui nous tombe encore dessus, c’est plus que jamais une nécessité.

Livre Paris 2019 : table ronde auteur professionnel

Ce vendredi 15 mars, je représenterai la Ligue des auteurs professionnels à Livre Paris pour la table ronde :

Auteur professionnel : un métier, un statut, un avenir incertain

C’est aussi l’occasion de se rencontrer , alors venez nombreux !

Livre Paris 2019 : table ronde auteur professionnel

La Ligue sera présente à Livre Paris pour une table ronde proposée par le CPE et le CNL : Auteur professionnel : un métier, un statut, un avenir incertainLes organisations d’auteurs vont bientôt consacrer la seconde partie de leurs États Généraux du Livre au partage de la valeur, venant ainsi compléter la question sociale qui était au cœur de la première session. Ces deux sujets interrogent la capacité des auteurs à vivre aujourd’hui de leur création. Métier, profession, professionnalisation : c’est autour de ces problématiques que s’est créée en septembre 2018 la Ligue des auteurs professionnels.

Cette table ronde s’intéressera aux nombreuses questions qui concernent les auteurs de métier, ceux qui voudraient le devenir et ceux qui s’inquiètent de ne pouvoir le rester :

  • Qu’est-ce qu’un auteur professionnel du livre ? Y a-t-il une ou des définitions ?
  • Pourquoi, jusqu’à récemment, ne parlait-on jamais de la question professionnelle ?
  • Métier ? Métiers ! Quelles sont les réalités professionnelles selon les secteurs du livre ?
  • Y a-t-il actuellement à une déprofessionnalisation des auteurs ?
  • Comment faciliter l’accès au métier ?
  • Comment améliorer la professionnalisation des jeunes et des minorités ?
  • Faut-il construire un véritable statut de l’auteur professionnel ?
  • Y a-t-il opposition entre Art et métier ? La professionnalisation serait-elle nuisible à la culture ?
  • Les professionnels sont-ils indispensables à l’industrie culturelle ?
  • La professionnalisation, un enjeu de concurrence culturelle mondiale ?

Seront sur scène pour en parler :

  • Pascal Ory, auteur, président du Conseil permanent des écrivains (CPE)
  • Denis Bajram, auteur, vice-président de la Ligue des auteurs professionnels
  • Louis Delas, éditeur, membre du bureau du Syndicat National de l’Édition (SNE)
  • Nicolas Georges, directeur du Service du livre et de la lecture du ministère de la Culture.

La table ronde sera modérée par Jean-Claude Perrier, de Livre Hebdo.

Venez nombreux, pour affiner votre vision de ce riche sujet, mais aussi pour poser vos questions.

Enfin, plusieurs représentants de la Ligue se tiendront à votre disposition à la suite de la table ronde.
Publication originale : ligue.auteurs.pro

Informations pratiques :

Livre Paris, Porte de Versailles
Vendredi 15 mars de 17h à 18h
Stand du Centre National du Livre / F102

Entrée du salon payante pour le public :

https://www.livreparis.com/infos-pratiques/preparer-sa-venue/

Un ministre, un auteur

Dans l’exposition. Photo © Éric Marie.

J’ai eu le plaisir de recevoir le Ministre de la Culture dans l’exposition que m’ont consacrée les 7 lieux à Bayeux. Franck Riester est en effet venu inaugurer très officiellement la nouvelle médiathèque intercommunale, qui est l’exemple même d’un équipement culturel adapté aux enjeux d’aujourd’hui (franchement, bravo aux équipes et aux décisionnaires locaux).

 

Photo © Préfecture du Calvados

J’avais presque envie de dire au Ministre « On ne se quitte plus ! ». C’est en effet la troisième fois que nous nous rencontrons en quelques mois. La première fois c’était au Ministère de la Culture, quand il a reçu Ligue des auteurs professionnels.  Le seconde, c’était au festival d’Angoulême, dans le cadre de la remise du rapport Lungheretti, je portais alors mes trois casquettes, celle des États Généraux de la Bande Dessinée, celle du SNAC BD (Syndicat National des auteurs et des compositeurs) et celle de Ligue des auteurs professionnels.

Le Ministre et les élus qui l’accompagnaient ont donc visité mon exposition. Il a même pris le temps d’essayer l’expérience de réalité virtuelle Universal War. J’ai eu une pensée pour les équipes du Miroir de Poitiers et du Studio Nyx qui l’ont conçue.

 

Dans le module de réalité virtuelle. Photo © Jérôme Eho.

Le Ministre a eu des mots très aimables pour mon travail et pour l’exposition en fin de son discours d’inauguration. La grosse surprise, c’est qu’il a conclu en rendant un sérieux hommage à mon engagement pour la cause des auteurs. J’ai plus l’habitude que ce soit des confrères et consœurs qui me remercient que des ministres, j’avoue. Quand ce sont les auteurs qui me remercient, j’ai toujours tendance à leur dire que je trouve qu’on n’a pas obtenu assez de victoires pour cela. Mais dans le cas de notre Ministre de la Culture, j’ai pris cela comme un signe de bonne augure : si l’engagement des bénévoles de nos organisations d’auteurs est ainsi apprécié, on peut espérer que nos demandes seront mieux entendues.

Et pour ceux qui penseraient que je suis un peu naïf sur ce coup, je précise ceci :   Je crois que tout n’est pas noir en ce monde, que rien n’est même ni tout noir ou tout blanc. Et je crois surtout qu’on a plus de chances d’arriver à construire quelque chose en y croyant et en le faisant qu’en se méfiant et en ne faisant rien.

 

Une fois n’est pas coutume, une dédicace dessinée. Si vous avez le pouvoir de changer la vie des auteurs, je vous en fait une aussi.

Couvertures pour deux romans de SF

J’avais pris le temps de vous parler de la couverture que j’avais faite pour le roman Aria stellae de Jeanne-A Debats, mais j’ai oublié de vous montrer deux autres couvertures de science-fiction que j’ai réalisée peu après. C’est Folio SF qui me l’avait proposé pour la réédition dans la prestigieuse collection de poche de Gallimard de deux romans du camarade Laurent Genefort.

Ils sont donc parus en octobre 2018, et je ne peux que vous en recommander la lecture :

Dune, de Jodorowsky

À voir pendant encore un mois en replay sur arte.tv, un passionnant documentaire sur le film Dune que préparait Alejandro Jodorowsky au milieu des années 70.

Après plusieurs années de développement, malgré les Dali, Mick Jagger et Orson Welles qui allaient jouer dans ce projet, malgré Pink Floyd et Magma à la musique, malgré un story-board complet dessiné par Moebius, complété d’illustrations et designs de Giger et Foss, ce Dune ne s’est pas fait. Le documentaire laisse à penser que l’ambition du projet mais surtout la forte personnalité de Jodorowsky ont fait peur aux studios américains. Personne n’a osé confier un tel budget à un créateur d’avant-garde grandiloquent…

Tout le documentaire tend à démontrer que ce film aurait pu changer la face du cinéma de science-fiction. Je n’en suis pas si sûr. En refusant de travailler avec les rendus réalistes de Douglas Trumbull, le maître de 2001 Odyssée de l’espace, Jodorowsky était parti au contraire vers quelque chose de beaucoup plus barré, exotique, théâtral… et finalement très Flash Gordon des années 40. Deux ans plus tard, Star Wars a démontré que même pour raconter une histoire de chevalier et de princesse, il fallait faire de la science-fiction au rendu réaliste. Même si Lucas a dû faire du Trumble sans Trumble, qui avait refusé le projet, c’est ce choix esthétique qui a conclu les années 70 et ouvert les décennies suivantes…

Le documentaire se termine en essayant de montrer que le Dune de Jodorowsky a influencé plein d’autres films. La séquence est assez ridicule. Quand on en est à convoquer Les Maitres de l’Univers, mieux vaut ne pas avoir eu d’influence…

Reste tout de même qu’Alejandro Jodorowsky avait réuni pour son film une équipe créative de premier rang. C’est elle qui allait faire, juste après, le film Alien : Dan O’Bannon au scénario, H. R. Giger, Moebius et Chris Foss aux visuels. N’y manquait que Ron Cobb, chantre du réalisme voir de l’ingénierie pour les décors de SF, donc tout à l’opposé de ce que voulait Jodorowsky.

L’autre descendance de ce film fantôme est bien sûr l’univers de l’Incal et des Métabarons. La Bande Dessinée y a gagné ce que le cinéma n’a pas eu. C’est à ce média que le metteur en scène de théâtre et réalisateur de film Jodorowsky se consacrera principalement par la suite. Il y trouva sans doute une liberté qu’il a pensé ne plus pouvoir trouver à Hollywood…

Quant à Dune, ce roman génial de Frank Herbert, c’est le grand David Lynch qui le porta à l’écran dans la décennie suivante… en accouchant, hélas, d’un film franchement raté, malgré de vraies qualités. Aujourd’hui Denis Villeneuve est sur une nouvelle production. La malédiction va-t-elle enfin être vaincue ?

Exposition et réalité virtuelle UW1 à Bayeux

Exposition de planches originales de Denis Bajram et réalité virtuelle UW1 à la nouvelle médiathèque de Bayeux du 2 février au 3 mars 2019.

La médiathèque de la ville de Bayeux partageait jusque-là le bâtiment de l’ancien grand séminaire avec le musée de la célèbre Tapisserie dite de la Reine Mathilde. Avec plus d’un demi million de visiteurs par an, le musée commençait à se sentir à l’étroit. Le projet d’une grande rénovation été l’occasion pour la municipalité de proposer à l’intercommunale de construire une grande médiathèque adaptée, elle aussi, aux usages d’aujourd’hui.

La Médiathèque des 7 lieux, c’est son nom, vient d’ouvrir, et c’est une très belle réussite, lumineuse, pratique, confortable et conviviale. Notre petite cité historique et les communes du Bessin qui l’entourent ont là un bien bel outil à leur disposition.

La médiathèque me fait l’honneur d’inaugurer ses espaces d’expositions et sa programmation culturelle avec mon travail. L’exposition part de mes premières planches originales de jeunesse sur papier pour vous emmener jusque dans une expérience de réalité virtuelle consacrée à UW1. En cela, elle résume bien les enjeux d’une médiathèque d’aujourd’hui, qui se doit d’aller de la bibliothèque traditionnelle jusqu’aux derniers médias et technologies.

L’expérience de réalité virtuelle par laquelle se conclut l’exposition est celle qui a  été montée par le Miroir de Poitiers avec le Studio Nyx, et qui vient donc à Bayeux après un détour aux Utopiales de Nantes. C’est une expérience réellement magique, qui vous emporte grâce à un casque VR pendant quelques minutes en immersion dans la flotte spatiale du premier tome d’Universal War One. Je ne peux que vous recommander de profiter de sa venue si vous êtes de la région.

Un grand merci à Jérôme Félix, le commissaire de l’exposition, pour son implication et son sérieux. Bravo pour cette réalisation, et chapeau d’avoir réussi cela au milieu des urgences et des complications qui accompagnent toute ouverture d’une telle structurelle culturelle. Merci aussi à Birdie et aux équipes de la médiathèques pour leur accueil. Amis de Bayeux et du Bessin, n’hésitez pas à aller leur rendre visite !

Médiathèque les 7 lieux
Boulevard Fabien Ware 14400 Bayeux
(sur le “bypass”, à côté du cimetière militaire britannique)
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 15h à 18h.
Fermé les lundis et jours fériés.

Exposition du samedi 2 février au dimanche 3 mars 2019
Entrée libre

Angoulême 2019

La grand-messe annuelle de la Bande Dessinée c’est cette semaine. Voici donc mon programme pour le festival d’Angoulême 2019, du 23 au 27 janvier :

Séances de signatures

Je serai sur le stand de Casterman pour trois séances de signatures (sans dessin) :

– le jeudi de 15h à 16h
– le vendredi de 15h30 à 16h30
– le samedi de 18h à 19h

Venez avec vos questions et vos sujets de discussions 🙂

Rencontre pros (et apéro)

J’animerai vendredi matin la table ronde Passer l’Atlantique, comment travailler avec l’édition américaine ? Trois auteurs et autrices français hyper talentueux qui ont su s’imposer aux USA nous feront l’honneur d’être là pour en parler : Olivier Coipel, Stéphanie Hans, et JL Mast. Franchement, fans de comics, c’est un rendez-vous à ne pas rater ! Attention, les “P’tit déjeuner” du SNAC BD sont réservés aux auteurs et aux étudiants en cycle de bande dessinée sur présentation de leur badge ou carte d’étudiant.

Ce même vendredi, à 18h30, toujours au Magic Mirror, c’est l’apéro des auteurs et autrices. C’est le SNAC BD qui paye son coup, mais il y aura aussi des représentants de la Ligue des auteurs professionnels, des États Généraux de la Bande Dessinée, et de l’adaBD (association des Auteurs de Bande Dessinée). Une bonne occasion de parler autour d’un verre de l’avenir de nos métiers comme de tout ce qui nous tombe dessus en 2019. On espère vous voir nombreux.

Pour conclure

Bon, il ne me reste que deux heures de libres sur le planning. Sachant que les prises de rendez-vous ne sont pas finies… Ce n’est pas encore cette année que j’aurai le temps d’aller faire une petit sieste ! Évidemment, n’hésitez pas à m’arrêter, si vous me croiser, pour discuter un peu. SI j’ai le temps, je le ferais avec plaisir.

Bon festival à tous !

Une exoplanète gonflée à l’hélium

Après la revue scientifique internationale de référence Nature, j’ai réalisé une illustration pour accompagner un article paru dans la toute aussi réputée revue Science.

C’est ma troisième collaboration avec l’observatoire de l’Université de Genève. Après deux images consacrées aux exoplanètes GJ436 et Kelt-9b, l’astrophysicien David Ehrenreich m’a proposé de m’attaquer à une vrai gageure : traduire visuellement leurs observations de l’exoplanète HAT-P-11b, qui a la particularité d’avoir une atmosphère gonflée à l’hélium.

J’ai commencé par dessiner l’étoile et la planète, en essayant de rendre les effets de souffle de l’étoile sur cette atmosphère d’hélium. Je ne peux que vous recommander de lire les articles que je partage en fin de ce message pour vous faire une meilleure idée du phénomène.

J’en ai aussi fait, comme les fois précédentes, une version science-fiction, que j’ai essayé de nourrir d’un peu de tendresse. Mais, comme pour le précédent article, c’est l’image la plus “sérieuse” qui a surtout été relayée par la presse. Dommage, on a bien besoin de merveilleux et de tendresse en ce moment 🙂Avec un grand merci à l’équipe de l’observatoire de l’Université de Genève pour sa confiance.

Quelques liens parmi les nombreux articles publiés sur cette découverte :

Jeu des sept erreurs, pardon, horreurs

Un ami a partagé une photo d’immeubles biscornus typiquement parisiens. J’ai voulu lui montrer où cela se trouvait, car cette vue, j’ai eu plaisir à l’admirer tous les jours en sortant de chez moi à la fin des années 90. En allant sur Google Maps, j’ai eu un étrange sentiment. Quelque chose clochait…

Après vérification, c’est devenu évident. Cette carte postale pittoresque a tout simplement été massacrée entre temps. Vu les dates des travaux qu’on peut voir sur Google Maps, vers 2008, le bâtiment vert a été relevé d’un bon mètre à partir du dessus de la fenêtre du premier étage. Déjà, ce mur aveugle est très laid et ne correspond à rien en termes d’architecture. Mais en plus, cela a gommé le différentiel de hauteur entre les deux maisons qui faisait une bonne partie du charme de la vue…

On est juste en face de Notre-Dame, il a donc fallu que non seulement la Ville de Paris, mais aussi probablement les Monuments historiques donnent leur accord à cette horreur. Résultat, de la fausse architecture “authentique”. La disneylandisation de Paris n’en finira-t-elle donc jamais ?

PS : Valérie et moi passons devant cet endroit, mais en vue opposée, dans Abymes tome 3, notre autobiographie décalée.