Vers une “déprofessionnalisation” de la bd ?

Ça fait des années que je suis sûr qu’on va vers la disparition des avances sur droits pour la majorité des auteurs de BD.

Comme dans la littérature, seuls les gros vendeurs et quelques stars de la hype en auront. Ils toucheront même des avances démesurées, liées à une concurrence acharnée des éditeurs pour les récupérer.

De l’autre côté, il faudra apprendre à ne travailler que le soir et le week-end, en rentrant de son “vrai” boulot. D’autant plus que le “dessin nouvelle BD” (pour faire court) permet souvent de faire un album dans des rythmes rapides proches de ceux de la littérature…

Enfin, la pléthore de candidats à l’édition fait qu’il y en aura toujours pour accepter de ne pas être payé en avance, surtout grâce au bon pli de la production gratuite pris sur internet.

Bref, toutes les conditions sont réunies pour ce basculement. Alors, avec une crise par dessus, qui servira d’excuse, ca ne saurait tarder… La seule question est : quel éditeur osera le premier ?

PS: Ceci est un commentaire que j’ai fait sur un post Facebook de Luc Brunschwig. Je le reposte ici en public car j’ai réalisé que beaucoup d’auteurs n’avaient pas conscience de ce risque. Je ne veux surtout déprimer personne, une BD “déprofessinalisée” (désolé pour cet affreux néologisme) est tout autant capable de nous donner des chef d’œuvres. Mais il vaut mieux prévoir d’avoir une autre profession en parallèle…
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