Télérama : la BD traverse une grave crise

Télérama parle de la situation des auteurs de BD. Ceci dit, je préférais presque le titre “Pour 1000 bulles t’as plus rien” de la version papier. Là ça fait carrément peur…

Grève des dédicaces : la BD traverse une grave crise

En vingt ans, la publication d’albums a décuplé… mais pas le lectorat. Le secteur de la bande dessinée est confronté au phénomène de surproduction, et les créateurs crient famine.

A 17h15 tapantes, ils ont remballé leurs gommes et leurs crayons. Dix minutes plus tard, la plupart des stands de Quai des bulles, le festival BD de Saint-Malo, étaient déserts. Le 11 octobre dernier, de nombreux auteurs de bande dessinée ont fait, deux heures durant, la grève des dédicaces. Une grande première dans le monde merveilleux des bulles et des « petits miquets ».

Pourquoi ? Parce que leur caisse de retraite a décidé d’augmenter considérablement leur ­cotisation annuelle. Pour bénéficier d’une retraite complémentaire – bien ­hypothétique –, les auteurs sont censés, à partir de 2016, verser 8 % de leurs revenus annuels (soit un mois d’émoluments). Or la moitié des 1 500 scénaristes et dessinateurs de BD français gagnent moins que le smic ! Si cette réforme a depuis été différée, la menace demeure, fragilisant encore davantage un secteur qui n’avait pas besoin de ça. […]

Le monde de la bande dessinée a besoin d’un projet

Il y a un an, lorsque, profitant de ma promo, je parlais des problèmes des auteurs à la plupart des journalistes, je sentais une certaine gène. Ils ne me le disaient pas, mais ils le pensaient si fort que je l’entendais presque : “Pourquoi un auteur à succès comme lui perd du temps à ça”.

Ce que tous les auteurs ont réussi en s’unissant enfin depuis cette fameuse lettre ouverte contre le RAAP, c’est que nos inquiétudes sont maintenant au cœur des attentions. Alors je me fais un plaisir de pouvoir enfin les donner ces interviews sur le sujet !

Denis Bajram : « Le monde de la bande dessinée a besoin d’un projet »

L’auteur des séries Universal War est devenu le porte-parole de la grogne des auteurs de bande dessinée. Pourquoi les auteurs sont-ils en colère ? Quelle est la situation du monde de la bande dessinée aujourd’hui ? Quelles sont les réflexions engagées sur le sujet ? Réponses.
Pouvez-vous résumer les problèmes actuels du monde de la bande dessinée ?

C’est une pièce en plusieurs actes. Tout dépend où l’on commence. Le gros déclencheur, récemment, a été l’annonce de la réforme du régime de retraite complémentaire des artistes et auteurs professionnels (RAAP). On doit passer d’une cotisation qui jusque-là était basée sur des tranches volontaires, à une perception obligatoire de 8% de nos revenus. En clair, pour beaucoup, c’est la perte d’un mois de revenu complet tous les ans ! Ça a secoué pas mal d’esprits. La section BD du Syndicat National des Auteurs Compositeurs (SNAC) avait tenté de mobiliser sur d’autres problèmes depuis pas mal de temps, mais d’un coup la réforme du RAAP a été le gros déclencheur. Un mois de salaire perdu, pour n’importe qui, ce serait inacceptable.

Mais il s’avère que ce n’est pas une première. Les auteurs se sont déjà fait avoir sur la TVA en 2014 : elle avait été à un moment augmentée pour le livre puis, suite à la pression des éditeurs, avait été rabaissée ensuite pour tout le monde… sauf pour les auteurs. Ce qui fait qu’on se retrouve depuis un an à payer 0,80% de TVA sur les revenus de notre travail. Ça peut paraître peu, mais à force de nous prendre quelques pour cents de plus tous les ans, cette succession de prélèvements va finir par assommer un métier qui est déjà à genoux.

Car la bande dessinée a de nombreux problèmes. Le principal est la multiplication du nombre de titres présents sur le marché. Je n’utilise pas le terme « surproduction » volontairement : pour moi, il n’y a pas de surproduction dans l’absolu, toute BD est bonne à être publiée, s’il y a des gens passionnés qui ont envie de la faire. Le problème actuel, c’est qu’il y a saturation commerciale : il y a trop de titres sur les tables des libraires. La conséquence, c’est qu’il devient très difficile de faire de la nouveauté, vu qu’elles sont noyées dans le bruit de fond. Et très difficile de rendre visibles ces nouveaux albums.

Quand j’ai commencé, il y avait 700 nouveautés par an. Maintenant, il y en a entre 3.000 et 5.000, selon les estimations. Le chiffre d’affaire global a cru, mais pas tant que ça. Ça veut dire que la part de marché de chacun a diminué. Ce ne sont pas tant les best-sellers qui sont touchés : c’est la middle class qui a été laminée, ceux qui vivaient moyennement de la BD. Ils se retrouvent beaucoup plus nombreux à partager le même gâteau. Inévitablement, ça fait s’écrouler le prix des planches, les ventes… Et à la fin, on se retrouve avec la moitié de la population de la bande dessinée qui ne gagne même pas l’équivalent d’un SMIC.

Cette « middle class de la bande dessinée » va-t-elle disparaître ?

Elle est déjà en train d’être liquidée. On ne parle plus d’un risque : c’était il y a dix ans qu’on tirait la sonnette d’alarme à ce niveau. Et pourtant, fondamentalement, historiquement, la BD est très middle class. C’était même, sociologiquement, un petit groupe involontairement caricatural d’une certaine classe moyenne française, blanche, éduquée, masculine… En accueillant plus d’auteurs, elle s’est ouverte à une vraie diversité, tant mieux. Mais économiquement, c’est une middle class en cours de prolétarisation : maintenant, on a beaucoup de gens qui n’arrivent plus à vivre de leur travail.

Risque-t-on d’avoir une reconfiguration totale du monde de la bande dessinée dans les prochaines années ?

Je ne sais pas si c’est mieux ou moins bien pour la BD. En tant que simple lecteur, quelque part, je me poserais sérieusement la question : qu’est ce que ça va changer à l’art, aux livres ?

La certitude, c’est que ça détruit lentement et sûrement une profession. Il y a plein de gens qui ont cru qu’ils pourraient gagner leur vie avec la BD et qui se rendent compte que ça ne va pas être le cas. Quand j’ai signé mes premiers contrats, en 1994, le fond de l’air était que la BD, c’était un métier. Un métier pas facile, où il fallait se battre, mais si on faisait bien son métier on pouvait en vivre. Des écoles ont été ouvertes, tout donnait cette impression d’une vraie profession. Aujourd’hui, quand on fait un album, il y a de fortes chances qu’il ait moins de 1.000 lecteurs. Moi, si on m’avait dit que mon premier bouquin ne se vendrait pas plus que mes fanzines, ça m’aurait fait un drôle d’effet… C’est extrêmement bizarre, dur, et démotivant, pour un travail dans lequel on s’investit autant… Et la question, c’est de savoir ce qui va se passer quand plein d’auteurs vont lâcher la rampe. Il n’y a pas d’assurance-chômage pour nous. Il va falloir qu’ils se reclassent, en pleine crise économique…

Votre analyse est très noire…

Oui. On n’y est pas encore totalement, mais ce vers quoi on fonce à 100 à l’heure, c’est un monde de la bande dessinée qui fonctionnerait sur le même modèle que le rock : tu fais ton groupe, mais ne t’attends pas à gagner ta vie avec. Il y aura de temps en temps des gens qui feront un tube, ramasseront le jackpot, et la grande majorité pour qui ça n’aura été qu’une passion de jeunesse.

Les États Généraux de la bande dessinée sont nés de ce constat. Quelle est l’idée générale de ce projet ?

Je suis au comité de pilotage du SNAC, le syndicat des auteurs de BD. Au niveau du syndicat, on est dans l’urgence. On se retrouve à gérer des situations et des problèmes très précis. En discutant cet été avec Benoît Peeters, qui lui n’est pas du tout au syndicat, on a remarqué que nos discussions allaient bien au-delà du territoire couvert par le SNAC, qu’on évoquait des grandes questions générales, mais qu’on avait très peu d’études sérieuses auxquelles se référer. Il faut le dire : il n’y a pas de sociologie de la bande dessinée. Ça a longtemps été un tout petit milieu. Il y a en fait très peu de personnes qui travaillent dans ce secteur et très peu d’études dessus. C’est un petit art, qui se fait quasiment entre amis.

Donc, on se retrouve avec des évolutions et questions sur l’avenir, mais on n’a pas les données qui permettraient de comprendre ce qui se passe et vers quoi on va. On s’est dit qu’il fallait rassembler ces données. On s’est aussi dit qu’il fallait rassembler les idées : il y a plein de gens qui en ont, du libraire au festival, de l’éditeur au journaliste en passant par les auteurs, évidemment. Mais un syndicat uniquement d’auteurs n’est pas fait pour gérer ce genre de projet. Cette demande là, c’est une demande de tout le peuple de la BD de savoir dans quel état il est, et d’être entendu. C’est une demande démocratique, et ça ressemble typiquement à des États Généraux. Et c’est pour cela qu’on s’est dit qu’il fallait en organiser. Car la population des auteurs est la première dans le collimateur mais les autres suivront : on ne voit pas trop comment les éditeurs s’adapteraient à un crash du corps professionnel des auteurs, comment les libraires peuvent survivre à cette saturation du marché… Les festivals sont tous dépassés par ce qui se passe, se réfugiant dans la dédicace en se demandant quoi faire de plus intéressant. Quelque part, tout le milieu est bâti sur un modèle construit entre les années 70 et 90 et qui n’a pas bougé depuis. Et puis il y a le numérique, et toutes les inquiétudes qui vont avec… Du coup, le cumul de l’ensemble justifie totalement ces États Généraux.

L’idée des États Généraux de la Bande Dessinée (EGBD) est très simple : ce sont les auteurs qui les convoquent, car à un moment il fallait bien que quelqu’un prenne la décision, mais ils sont bien ouverts à tous. L’idée, dans un premier temps, est de remonter des infos. Faire un état des lieux, du côté universitaire, sérieusement. Quelque chose qui soit à la fois sociologique, économique, historique. Dégager les tendances, voir ce qui s’est passé, regarder les statuts légaux, sociaux… Avoir les données, les compiler… Et faire cela avec intelligence, le faire faire par des gens dont c’est le métier, et qui peuvent le faire avec le détachement nécessaire, sans être dans le pathos. Des gens qui peuvent dire quand ça va bien, et quand ça va mal, ce qui se passe vraiment.

Dans le même temps, on va demander à tout ceux qui le veulent d’écrire des cahiers de doléances. Que les coloristes, les festivaliers, les auteurs, qui sais-je encore, se réunissent pour faire entendre leur parole, une parole pour le coup non aseptisée par l’analyse intellectuelle et scientifique. Et tout cela remontera aux États Généraux. Le but est de faire entendre la parole de tout le monde, que les choses soient dites. D’autant plus que ce matériel servira aux sociologues. Cela permettra aussi de faire entendre les bonnes idées de tous.

Le deuxième temps, ce sera de se réunir tous ensemble, et d’essayer de trouver un plan pour l’avenir. Ces États Généraux, on y invite tout le monde : associations représentatives du monde de la BD, syndicats d’auteurs, syndicats d’éditeurs, institutions culturelles, représentants de festivals… Que tous ces gens qui ont déjà une bonne connaissance des dossiers viennent, pour encourager la constitution de ce gros dossier commun. Les travaux universitaires seront rendus au fur et à mesure, quand ils seront prêts, ce qui permettra d’organiser des journées d’information ou des colloques intermédiaires. Dans le même temps, il y aura des réunions pour les cahiers de doléances. Ça va durer un an ou deux minimum. C’est sans doute long, mais ça permettra d’ouvrir un grand et vrai débat. Quand le second temps arrivera, beaucoup de choses auront déjà été discutées. Il sera temps, avec j’espère tout le monde rassemblé autour de la table, de construire un projet. Il nous en faut un. Pour l’instant, en se laissant guider par le quotidien, on va vers quelque chose qui n’est pas très plaisant.

Dans l’histoire de la bande dessinée, jamais encore l’ensemble de la profession ne s’était rassemblée et regardée…

Les auteurs sont par définition des hyper-individualistes. Rassembler des individualistes, c’est déjà un cauchemar. Les succès récents du SNAC en terme de mobilisation sont tout simplement ahurissants. Ce qui s’est passé à Saint-Malo – quasi 100% des auteurs qui débrayent pour aller dans une salle pour discuter – était impossible à imaginer il y a deux ans. Ça veut dire que la très grande majorité des auteurs admet que l’on va dans le mauvais sens, et s’inquiète surtout à titre individuel. Même les gros auteurs sont en train de prendre conscience que s’ils ne font pas gaffe, ils vont se retrouver dans un champ de ruines. A tous les niveaux de réussite, tous les auteurs se sentent concernés.

A côté de cela, rassembler tout le monde de la BD, c’est à dire les auteurs mais aussi les éditeurs et les autres acteurs, ça n’a jamais été facile. Même si l’initiative a été très bien accueillie par tous, on ne sait pas encore si on va réussir à rassembler tout le monde. On présentera toutes ces idées à Angoulême lors de la session d’ouverture des États Généraux, et on verra qui sont les gens de bonne et de mauvaise volonté. Ceci dit, nous sommes confiants sur leur engagement, il n’y a pas de piège, le but est même d’être totalement transparent, pour enfin sortir des visions de chapelle de chacun.

Que peut-il se passer, d’ici 3 ans, 5 ans, 10 ans… ?

J’ai bien sûr mes opinions et mes idées. Mais ce n’est pas à moi d’imposer ma vision. Je suis dans une phase où je veux essayer de représenter tout le monde. Je suis le secrétaire de l’association des EGBD, au côté du président Benoît Peeters et de la trésorière Valérie Mangin, mais j’en suis surtout le coordinateur général. Ce n’est donc pas le moment, pour moi, de présupposer ce qui pourrait sortir des travaux des États Généraux.

Pourquoi vous retrouvez-vous sur le devant, alors que vous n’êtes pas forcément le plus concerné financièrement ?

Justement parce que je ne suis pas le plus menacé. Moi, je ne suis pas inquiet à titre personnel : je me dis que dans 20 ans je serai toujours là. C’est plus facile pour des gens comme Benoît Peeters, Valérie Mangin ou moi de dire que la BD va mal, parce que ça ne va pas mal pour nous, à titre personnel. On ne va pas nous dire que l’on fait ça pour protéger nos intérêts. Dans ce genre de mouvement, il y a toujours le risque d’être vu comme corporatiste. C’est ce que l’on reproche trop facilement aux intermittents, par exemple. Moi, je n’ai que du temps à perdre dans cette histoire, je ferais mieux de faire des albums. Mais si mon métier ne va pas beaucoup changer, le contexte dans lequel je le fais risque, lui, de changer. Et je n’ai pas fait ce métier pour me retrouver parmi les derniers debout et faire partie des fossoyeurs d’un art que j’admire. Si dans 20 ans je me retrouve dans un champ de ruines, au moins, je n’aurai pas l’impression de ne pas avoir essayé. Si, finalement, il s’avérait que c’est un joli champ de coquelicots, je ne saurai pas forcément si c’est grâce aux États Généraux ou si ça devait bien se terminer de toute façon. Mais au moins, j’aurais fait quelque chose.

Thierry Soulard
pour comixtrip.fr

Mobilisation Charte et Snac à Montreuil

Chers auteurs, la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse et le SNAC BD mobilisent les troupes pour le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Ami parisiens, ne manquez pas cette occasion de montrer votre engagement contre la réforme non concertée du RAAP et autres dérapages en cours dans nos métiers. Merci !

Première mobilisation Charte et SnacBD à Montreuil !

À tous les auteur(e)s de BD ,

Comme vous le savez peut-être déjà, les auteurs du livre jeunesse se mobilisent lors du salon du livre de Montreuil qui a lieu du 26 novembre au 1er décembre (plus de détails  ici ).

Comme beaucoup d’artistes et d’auteurs, leurs préoccupations  sont  les mêmes que les nôtres: Réforme du RAAP, de la sécurité sociale, rémunérations, etc.

Joignons- nous à eux dans une semaine lors de l’inauguration du Salon le Mercredi 26 Novembre  pour porter nos revendications ensemble et d’une même voix !

Comment  faire si vous n’avez pas de carton invitation pour l’inauguration ?

Il vous suffit de nous envoyer un mail à info@syndicatbd.org ayant pour titre « action salon de Montreuil »  avec votre nom et prénom. Nous vous renverrons un mail de confirmation* avec les détails d’organisation.

Une nouvelle fois, c’est le moment de montrer que vous êtes toujours déterminés et  que ce mouvement prend même de l’ampleur !

Plus nous serons visibles, plus nous serons entendus.

Restons vigilants et mobilisés !

Le Snac BD

Marche des auteurs à Angoulême 2015

A l’initiative du syndicat SNAC BD, une marche aura lieu samedi 31 janvier 2015 dans les rues d’Angoulême. Au lendemain de la session d’ouverture des États Généraux de la Bande Dessinée, c’est aux revendications immédiates que nous nous consacrerons : le train de réformes catastrophiques qui est en train d’écraser les auteurs doit s’arrêter ! Et pour ceux qui ne seront pas au festival BD, le SNAC va aussi mettre en place des actions pour qu’ils puissent participer à distance. C’est notre avenir qui se joue aujourd’hui, alors mobilisez-vous tous !

Marche des auteurs le samedi 31 janvier 2015

Aux auteurs, aux artistes, et à tous ceux qui les soutiennent,

Il y a près de 40 ans, les artistes auteurs descendaient dans la rue pour que soit créé un régime de sécurité sociale adapté à leurs réalités.

Depuis, attaqués de toute part, nos maigres acquis et nos conditions de travail ne cessent de se dégrader.

La plus urgente menace, contre laquelle nous nous battons depuis six mois, est un projet de réforme non concertée, insoutenable dans ses modalités, reviendrait à nous amputer d’un mois de  revenus – une réforme brutale totalement déconnectée de nos réalités.

Il est temps que les auteurs reprennent la main sur  les conditions d’exercice de leur métier, sur l’évolution de leur statut, et qu’ils puissent prendre part systématiquement aux décisions qui les concernent.

Le Snac BD a annoncé à la conférence de presse du FIBD ce qui pourrait marquer symboliquement et médiatiquement cette reprise en main :

Un appel à l’ensemble des auteurs ainsi qu’aux lecteurs, souhaitant les soutenir, à se mobiliser à Angoulême le Samedi 31 Janvier pour une marche des auteurs et de soutien à la création.

Nous communiquerons prochainement les détails de cette action.

Ne ratons pas ce rendez-vous, restons vigilants et mobilisés !

Le Snac BD

Ouverture des États Généraux de la BD à Angoulême

Lors de la conférence de presse du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, je suis monté hier soir sur scène en compagnie de Benoît Peeters. Nous y avons annoncé la session d’ouverture des États Généraux de la Bande Dessinée se tiendra vendredi 30 janvier 2015 de 10h00 à 12h00 au Théâtre d’Angoulême. Dans le cadre solennel des 700 places de la grande salle seront présentés les acteurs et le programme de travail des États Généraux.

Débrayage des auteurs de BD à Saint-Malo

Chers auteurs de BD, merci d’avoir quasi tous suivis l’appel au débrayage du Groupement des Auteurs de Bande dessinée (SNAC) à Saint-Malo ce week-end. Les 200 places salle de réunion était archi combles. Et on nous a dit que 300 personnes avaient dû rester à la porte ! Nous en sommes bien sûr désolé, mais heureusement cette réunion magique a été filmée.

Je vais être très honnête. A titre personnel, même si j’avais été à l’initiative de cette proposition de débrayage, et que j’avais fait tout mon possible dans les semaines précédentes pour qu’elle réussisse, je ne croyais pas à une forte mobilisation, je pensais que nous allions nous retrouver qu’avec l’éternelle petit bande des auteurs qui depuis des années essayent de faire bouger les choses. J’avais proposé cette action pour que nous puissions nous compter, savoir sur quel proportion d’entre vous on pouvait s’appuyer dans les prochains mois pour agir concrètement. Je m’attendais à 10, peut-être 20%. Mais vous étiez si nombreux qu’on pouvait croire que vous étiez tous là ! J’en avais des frissons depuis la scène. Je vous présente donc à tous mes excuses pour avoir osé douter de vous : vous êtes merveilleux, les amis !

Nous y avons annoncé la création d’États Généraux de la Bande Dessinée. J’y reviendrais ultérieurement.

 


Pour finir, merci aussi aux organisateurs de Quai des Bulles pour leur aide. Merci aux éditeurs qui nous ont soutenus, et qui sont venus nous écouter et nous parler. Enfin, merci au public pour sa compréhension. Continuons comme cela ! Si nous arrivons à nous soutenir tous les uns les autres, nous pourrons faire des merveilles pendant encore longtemps !

Photos © Quai des Bulles

Premier débrayage des auteurs

Ce message va contraster avec l’euphorie de la sortie d’UW2. Mais c’est justement parce que tout va très (trop) bien pour moi et Valérie que nous devons être les premiers à nous battre pour les plus précarisés de nos collègues. Comme la plupart des auteurs de BD ne semblent pouvoir compter que sur eux-mêmes (collectivement) pour ne pas finir tous aussi pauvres que Job (et sans job) il va falloir un peu durcir le ton. J’espère que chacun comprendra. J’espère que nous n’aurons pas à aller plus loin.

Premier débrayage des auteurs de BD ! À diffuser !

Pour tous les auteurs présent au festival « Quai des bulles » de St Malo le Samedi 11 Octobre

Une rencontre SNAC aura lieu avec le délégué général et plusieurs membres du comité de pilotage du groupement BD au festival Quai des Bulles le samedi 11 Octobre à 17h30, Amphithéâtre de la salle Maupertuis, au Palais du Grand Large.

Nous y aborderons le problème de la réforme du RAAP (Ircec) et ce sera le moment de poser vos questions et d’échanger sur nos moyens d’action. Nous y parlerons aussi des autres menaces qui planent sur nos métiers.

Nous demandons à tous les auteurs présents à St Malo de débrayer pour participer à cette assemblée. Les auteurs en dédicaces devront lever le crayon à 17h30 et venir nous rejoindre salle Maupertuis. Nous avons préparé un tract pour le public, servez-vous-en pour expliquer votre départ et pour sensibiliser du même coup vos lecteurs à notre cause. Vous pourrez aussi en retirer à l’espace Snac BD dès le vendredi (permanence dans le hall du Palais derrière le point info dès le vendredi après-midi) et en glisser dans les livres que vous dédicacerez.

Ce débrayage ne va pas être simple, et certains vont sans doute se retrouver face à la pression de leur éditeur, du libraire du stand ou du public. Même pour une simple petite heure d’absence, il va falloir du courage, nous le savons. Faut-il rappeler que si une concertation s’est amorcée avec le conseil d’administration du RAAP, c’est grâce à votre mobilisation? Mais pour obtenir que nos métiers cessent de se paupériser, il faudra aller plus loin !

Nous vous attendons nombreux !

RAAP : Auteurs BD mobilisés

Je vois encore des auteurs se plaindre que les auteurs de BD aient mené égoïstement un combat contre l’aberrante hausse des cotisations retraite, alors qu’elle concerne tous les droits d’auteur dans tous les domaines.

Que vouliez-vous que les auteurs de BD fassent ? Ils sont particulièrement concernés car ils vivent pour la très grande majorité uniquement de droits d’auteurs. La lettre du RAAP a donc provoqué un tollé dans notre milieu. Notre syndicat, le SNAC BD, étant bien actif depuis 8 ans, la mobilisation s’est très vite rassemblée autour de lui. Devait-il parler pour les auteurs “en général” alors qu’il ne les représente pas ? Devait-il attendre que toutes les autres formations syndicales se mobilisent enfin pour communiquer ? Ou commencer le combat seul, en espérant réveiller ceux qui ne l’étaient pas déjà, et parvenir à un front syndical a posteriori ?

Nous avons donc agi en notre nom et pour les nôtres POUR COMMENCER. Et prenant, en parallèle, contact avec toutes les autres organisations d’auteurs que nous connaissions.

Nulle solution n’est jamais parfaite. Mais ne nous reprochez pas notre mobilisation ! Faites de même, en questionnant vos propres problématiques liées à vos propres métiers. Quand chacun aura réuni ses troupes et ses idées, nous pourrons nous fédérer autour de tout ce qui nous est commun. Et nous pourrons, enfin, espérer obtenir de grandes victoires !

RAAP : Lettre ouverte à la Ministre de la Culture

Publiée ce jour par le Huffington Post.

Madame la Ministre,

Le temps est-il venu de nous dire adieu?

Depuis des années, sans bruit, sans révolte, nous survivons par passion pour notre métier, pour nos histoires et ceux qui les lisent, mais aujourd’hui, nous voyons notre fin approcher et nous refusons de nous y résigner.

En mars dernier, à l’occasion du Salon du Livre de Paris, le Conseil Permanent des Écrivains avait tiré la sonnette d’alarme, exposant de nombreux motifs d’inquiétude sur l’avenir immédiat de notre profession. À cela s’ajoute la paupérisation croissante qui frappe les auteurs, que ce soit au travers des baisses d’avances ou de pourcentages, ou par l’apparition de formules numériques illimitées qui ne rémunéreront personne, sinon les diffuseurs.

Alors qu’il semblait impossible d’aggraver davantage la situation, le RAAP vient de nous annoncer abruptement, par simple courrier et sans consultation d’aucune sorte, qu’à compter de janvier 2016 nous allions devoir cotiser à hauteur de 8% de nos revenus pour financer notre retraite complémentaire obligatoire. Actuellement les auteurs peuvent cotiser à cet organisme privé en ne versant qu’une cotisation minimale de 200 euros par an.

Madame, nous vous prions de considérer avec gravité cette dernière raison de notre juste colère autant que de notre dégoût. Dans quel autre métier inflige-t-on des baisses de revenus aussi importantes à des travailleurs déjà fragilisés? Des “travailleurs de l’esprit” qui ne bénéficient d’ailleurs pas des avantages que peut offrir le régime général (chômage, congés payés, 13e mois)…

Cette réforme soudaine et irréfléchie, les auteurs n’en veulent pas. Ils la rejettent au motif premier qu’elle est INACCEPTABLE autant qu’inapplicable.

Même si nous sommes évidemment favorables à un système solidaire des retraites, et ne sommes pas à ce titre opposés à une réforme juste, mesurée et concertée, croyez-vous que les auteurs pourront, en plus de leurs autres sacrifices, se priver de 8% de leurs revenus afin de s’acquitter de nouvelles cotisations sociales? Ceci représente l’équivalent de presque un mois de revenus, alors que la plupart d’entre eux ne gagnent pas assez pour payer des impôts et peinent à boucler leurs fins de mois. Nous vous rappelons, Madame la Ministre que le revenu de la moitié des auteurs de BD se situe (hélas) bien en dessous du SMIC. Il est urgent que cette réalité soit prise en compte, avant de réformer quoi que ce soit.

Depuis l’annonce de cette réforme, des auteurs, certains très précarisés, d’autres ayant vendu des centaines de milliers de livres, ont déclaré qu’ils abandonnaient le métier. Ils sont écœurés, fatigués et ne croient plus en des lendemains meilleurs alors qu’ils sont les premiers acteurs, et pourtant les plus mal lotis, de la chaîne du livre. Au rythme où vont les choses, leur exemple sera bientôt suivi par de nombreux confrères.

Dans un pays où le taux de chômage est croissant, nous créons notre propre emploi. Mieux, nous sommes à l’origine de milliers d’autres. Sur le plan économique, l’industrie culturelle est la quatrième plus rentable de France, comme votre ministère s’en est récemment enorgueilli. Sans parler de la vitrine qu’il représente à l’étranger, le marché du livre représente 80 000 emplois et 5,6 milliards d’euros. NOUS, AUTEURS, sommes à l’origine de cette richesse, de cette dynamique.

Nous demandons dès à présent la suspension de l’application de cette réforme et nous vous invitons à réfléchir et à faire réfléchir AVEC NOUS à la meilleure façon de conduire cette réforme de financement des retraites complémentaires pour qu’elle aille dans le sens d’un réel progrès social. La piste qui nous apparaît comme la plus évidente serait d’envisager un réel financement de la couverture sociale des auteurs par les acteurs de la chaîne du livre qui bénéficient le plus du travail de ces professionnels, comme c’est le cas dans d’autres domaines artistiques. À titre d’exemple, pour le RACD, les producteurs financent en partie la cotisation des auteurs, sans affecter le niveau des rémunérations nettes.

Notre lettre exprime les opinions majoritaires du monde de la bande dessinée, opinions partagées par bien des artistes et des écrivains avec qui nous comptons agir très prochainement.

Les auteurs signataires de cette lettre souhaitent, isolément ou à travers les représentants de leurs organisations professionnelles, engager une action de concertation constructive avec leurs interlocuteurs (Ministères concernés, RAAP, Agessa/MDA, SNE…), à partir du moment où des garanties d’écoute réciproque existent.

Dans le cas contraire, nous envisageons, dès septembre 2014, l’organisation d’actions collectives et médiatiques de blocage ou d’opposition par toutes les voies légales autorisées.

Les idées ne manquent pas. Après tout, c’est notre métier.

Les auteurs.

Liste des 748 signatraires

Gotlib Officier des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion d’Honneur, Grand Prix d’Angoulême, Mad Award
Bilal Enki Grand Prix d’Angoulême
Tardi Jacques Grand Prix d’Angoulême, Eisner Awards
Margerin Frank Grand Prix d’Angoulême
Mezières Jean-Claude Grand Prix d’Angoulême
Loisel Régis Grand Prix d’Angoulême
Juillard André Grand Prix d’Angoulême
Veyron Martin Grand Prix d’Angoulême
Baru Grand Prix d’Angoulême
Goossens Daniel Grand Prix d’Angoulême
Cestac Florence Grand Prix d’Angoulême
Berberian Charles Grand Prix d’Angoulême, Inkpot Award
Dupuy Philippe Grand Prix d’Angoulême, Inkpot Award
Denis Jean-Claude Grand Prix d’Angoulême
Trondheim Lewis Chevalier des Arts et Lettres, Grand Prix d’Angoulême
Bagieu Pénélope Chevalier des Arts et Lettres
Blain Christophe Chevalier des Arts et Lettres
Ferri Jean-Yves Chevalier des Arts et Lettres
Geluck Philippe Chevalier des Arts et Lettres, Ordre de la Couronne de Monaco
Yslaire Chevalier des Arts et Lettres
Voutch Commandeur des Arts et Lettres
Sokal Benoit Chevalier des Arts et Lettres
Sattouf Riad César du meilleur premier Film, Prix du meilleur album d’Angoulême
Sfar Joann César du meilleur premier film, César du meilleur film d’animation
Marho Julie
Larcenet Manu
Rochette Jean-Marc
Alfred
Arleston Christophe
Rabaté Pascal
Bourgeon François
Petillon René
Blondieau Adeline
Davodeau Etienne
Jodorowsky Alejandro
Alex Alice
Guarnido Juanjo
Bajram Denis
Boulet
Chivard Yoan
Pedrosa Cyril
Fournier Jean-Claude
Tebo FredCoppée Thierry
Corbeyran Eric
De La Llave Tiburcio (Tito)
Convard Didier
Delafontaine Marc (Delaf)
Dubuc Maryse
Achdé
Dionnet Jean-Pierre
Dorison Xavier
Dufaux Jean
Oliveira Luiz Eduardo (Leo)
Vallée Sylvain
Nury Fabien
Lauffray Mathieu
Wingrove Maureen (Diglee)
Zidrou
Vehlmann Fabien
Lepage Emmanuel
Maester
Maury William
Mazaurette Maïa
Le Tendre Serge
Tabary Nicolas
De Crecy Nicolas
Ptiluc
Mattotti Lorenzo
Plessix Michel
Morvan Jean-David
Giroud Frank
Pellerin Patrice
Neel Julien
Runberg Sylvain
Chabouté
Tranchand Pierre (Pica)
Tronchet Didier
748 auteurs sont signataires et solidaires :Lettre ouverte des auteurs de Bande Dessinée à Madame la Ministre de la Culture page 4/9
Ayroles Alain
Adam Benjamin
Afif Khaled
Ahrweiller Lucile
Alary Pierre
Albert Éric
Albin Guillaume
Albuquerque Alberto Jimenez
Alexe
Alessandra Joël
Alexandre Daniel
Algésiras
Alliel Christophe
Alloing Louis
Alluard Marie-Paule
Alvès Christophe
Alwett Audrey
Amoretti Francois
Amouriq Alexandre
Amouriq André
Amouriq Isabelle (Mirabelle)
Andreae Jean-Baptiste
Anfré Jérôme
Ansar Christophe
Appert Étienne
Araldi Christophe
Aris Gilles
Armand Dimitri
Arnoux Erik
Asciach Marie-Laure
Astier Laurent
Augustin Virginie
Auverdin Jean
Aurita Aurélia
Avril marie
Astaza C
Awaad Sophie
Babouche Cédric
Bailly Vincent
Baker Steve
Baldetti Laurence
Bannister Nicolas
Bar
Barbaud Jean
Barral Nicolas
Barte Allan
Bartoll Jean-Claude
Bast
Bastide Jean
Batem
Baudy Romain
Bauer Jean-Claude
Bauthian Isabelle
Bazot Kevin
Bec Christophe
Bec Guilhem
Bechu Denis
Béhé Joseph
Benéteau Benjamin
Bengal
Berlion Olivier
Bernard Fred
Bertail Dominique
Berth
Bertocchini Frédéric
Bessonneau Céline
Betbeder Stéphane
Beuriot Jean-Michel
Beuzelin Boris
Bezian Frédéric
Biancarelli Franck
Bileau Stephane
Bingono Brice
Blanchet Virginie
Blanchot Mathieu
Blandin Marine
Blary Benoît
Blier Fred
Bodet Delphine
Boilet Frédéric
Bollée Laurent-Frédéric
Bonbon Cécile
Boyington Meï
Boidin Marc-Antoine
Boiscommun Olivier G
Bono Fabio
Boquet Olivier
Bordier Jean-Paul
Boucharlat Marion
Bouilhac Claire
Boukhezzer Mehdi
Boulard Juliette
Bourgne Marc
Bourhis Hervé
Bouton Bertrand
Bouzard Guillaume
Brachet Nicolas
Brahy Luc
Bramanti Olivier
Brangier Stephane (Siro)
Brazao Olivier
Brémaud Frédéric
Bretzner Jérome
Briclot Alexis
Bricod Camille
Brion Alain
Brivet Antoine
Brossard Florent
Brosseau Cécile
Brosset Sylvain
Brugeas Vincent
Bruneau Clotilde Lettre ouverte des auteurs de Bande Dessinée à Madame la Ministre de la Culture page 5/9
Brunnelière Lucie
Brunschwig Luc
Buquet Samuel
Burger Camille
Burckel Paul
Bussi Audrey (Odré)
Cabanes Max
Cadène Thomas
Calvez Florent
Calvo david
Camp Adélaîde
Campoy Frédéric
Camus Jean-Christophe
Cano Jean-Luc
Cardona Philippe
Carette Julien
Carin Francis
Carpentier Stéphane (Wallace)
Cartier Éric
Carrere Serge
Cauuet Paul
Cazenove Christophe
Cazot Véronique
Céka
Ceyles Cyril
Césano Angélique
Chabane Lounis
Chabbert Eric
Chagnaud Jean-Jacques
Chaland Carole
Chamblain Joris
Chanoinat Philippe
Chapelle Philipp
Chapron Glen
Charlet Gregory
Charlot Philippe
Chaize Etienne
Chauvel David
Chauzy Jean-Christophe
Chevais-Deighton Edouard
Chicault Cécile
Cholet Sophian
Chrispeels Didier (Crisse)
Clarke
Clemansaud Laure
Coicault Fred
Corbet Sebastien
Corboz Yannick
Cordurié Sandrine
Cordurié Sylvain
Corgié Johan
Coronas Christophe (Cecil)
Corre Gilles (Erroc)
Coryn Laetitia
Cossu Brice
Coudray Jean-Luc
Crenn Laurent (Loran)
Créty Stéphane
Croix Laurence
Cuvillier Damien
Cuzor Stev
Cyrielle
Dabas Nicolas (Dab’s)
Da Costa Charles
Damour
Dauvillier Loïc
Dauvin Stéphane (Stédo)
Dav
Decrock Emilie
Defali djillali
Delestret Nicolas
Delf
Dellac Benoît
Deloizon Guillaume
Dem
Demare Nicolas
De Metter Christian
Denis Isabelle
Dépinay Christophe
Dérian “Turalo” Eric
Derrien Jean-Christophe
Deslouis Capucine (Capucine)
Devos Winoc (Winoc)
Dahan Benoit
D’Aviau Jérôme Jérôme (Poipoi)
David Etien
Daviet Vera
Debard Cédric
de Bonneval Gwen
Delmas Gabriel
Derrien jean-Christophe
De Rochebrune Thibaud
Deruyck Vincent (Ancestral Z)
Desclides Coline
Dethan Isabelle
Di Martino Richard
Di Sano Bruno
Djian jean -Blaise
Docarmo Cristina
Dodier Alain
Dollégeal Stéphane
Domas Tattiana
Dorey Véronique (Ruby)
Dormal Alexis
Ducoudray Aurélien
Dufau Elric
Dufranne Michel
Duhamel Bruno
Dumas Patrick
Duprat François
Duprez Dominique (Riff Reb’s)
Dupré la Tour FlorenceLettre ouverte des auteurs de Bande Dessinée à Madame la Ministre de la Culture page 6/9
Durand Elodie
Durand Michel
Duval Fred
Dutrait Vincent
Eyvie
Erbetta Luca
Ernst Serge
Etrivert Juliette
Farace Renaud
Faro
Faulques Julie
Fayolle Diane
Fayolle Marion
Felix Jérôme
Fenech Philippe
Ferlut Nathalie
Ferran Sébastien
Ferrandez Jacques
Ferrier Katherine
Fino Serge
Fior Manuele
Filliatre Guillaume (El don guillermo)
Flamand Julien
Fontaine Sylvie
François David
Fréreau Charlott
Friess Etienne
Gabella Mathieu
Gajewski Pierre (PieR)
Galandon Laurent
Gander Caroline (Caro)
Garréra Jean-Luc
Gaschet Romain (Geyser)
Gaudelette Michel
Gaudin Jean-Charles
Gauthier Severine
Gautier Anne-Charlotte
Gaultier Christophe
Girard Stephane (Gess)
Gelli Dominique
Gély Laurent (Lorenzo )
Germaine Florent
Gillot Philippe (Phicil)
Gilson François
Giner Belmonte Antoine
Gloris Thierry
Gnoni Laurent
Gobbo Ludovic
Gobi
Godard Christian
Goepfert Brice
Gom
Gomez Lucile
Gordon Tib
Goubelle Dominique
Gourdon Bénédicte
Goutal Alain
Goux Pierre-denis
Grandpey Ronal
Grange Dominique
Grattery Edith (Edith)
Grelin
Grenon Jean-Christophe (Bloz)
Grimaldi Flora
Guerineau Richar
Gihef
Guilmard Pierre
Guth Claude
Greiner Virginie
Grellard Emmanuel (Grey)
Grenier Sebastien
Grey Manu
Grisseaux Véronique
Guenet Nicolas
Guéro Gerard (Ange)
Guilloteau Boris (Bang!!)
Guilmard Pierre
Hans Stéphanie
Harel Appoline
Harambat Jean
Hautière Regis
Hemstege Anne
Henaff Patrick
Henninot Eric
Henrichon Niko
Henscher Olivier
Hérault Kevin (trantkat)
Hersent Gaelle
Herval
Hersent Gaëlle
Hinder Carine
Hubert
Hudrisier Cécile
Hyman Miles
Istin Jean-Luc
Jacamon Luc
Jalbert Philippe
James
Janssens Jean-Louis
Jaffredo Marie
Janolle Alain
Jarbinet Philippe
Jef
Jenfèvre
Jmei Abdessatar
Joan
Joblin Jean-Pierre
Jolivet Olivier
Jouannigot Loïc
Jousselin Pascal
Jouvray Olivier
Juncker NicolasLettre ouverte des auteurs de Bande Dessinée à Madame la Ministre de la Culture page 7/9
Jung Etienne
Jurdic Benjamin
Juszezak Erik
Jusseaume Patrick
Kara Philip
Kerfriden Malo
Khattou Bernard (Katou, Frisco, Meroll Jr, Bénika)
Kispredilov Alexeï
Knittel Cyril
Kraehn Jean-Charles
Krassinsky Jean-Paul
Krystel
Kris
Labiano Hugues
Labourot Thomas
Labrosse Thierry
Lacaf Fabien
Lacou Benoît
Lagrange Tristan (Tristoon)
Lagrue Lauren
Lambert Julien
Lambour Severine
Lamontagne Jacques
Lamour Fred
Lamy Thierry
Lannes Christopher
Lapierre François
Laprun Amandine
Larbier Philippe
Larme Patrick
Lassagne Frédéric (Terreur Graphique)
Laumaillé Alexis
Laurent Marion
Lavaud Pierre (Mazan)
Lax Christian
Le Berre Eric
Le Berre Johann
Le Breton Ronan
Leclerc Martin (Maël)
Ledoux Dominique
Le Discot Olivier
Le Galli Michaël
Legars Joël
Legrand Benjamin
Le Grand Marc dit Joub
Lefebvre Ronan (Sti)
Lefeuvre Laurent
Le Henanff Fabrice
Lejeune Steven
Leprévost Thierry
Lejeune Yannick
Leprieur Bejani Mehdi-Jérôme (Jeromeuh)
Lerolle Christian
Leroux Etienne
Leroux Johann (Ullcer)
LeSaëc Erwan
Le Sourd Patrice
Léturgie Simon
Lhuissier Basile
Liberge Eric
Liman Ingrid
Liotti Giuseppe
Looky
Loubatieres Christophe (Lylian Klepakowsky)
Louis Stephane
Loyer Jean-Luc
Luccisano Silvio
Lupano Wilfrid
Lupano Rodolphe (Ohazar)
Maffre Jérome
Maffre Julien
Mainguy Dominique
Maïonara Bruno
Malaussena Philippe
Malinas “Domas” Dominique
Malka Richard
Malfin Nicolas
Mallet Patrick
Mallié Vincent
Mangin Valérie
Manini Jack
Marazano Richard
Marcé Gwenaël (Weissengel)
Marceau Bertrand (Monsieur B.)
Marcel Paul
Marcelé Philippe
Margueritte Sauvage
Marin Olivier
Mariolle Mathieu
Marniquet Frédéric
Martin Jaime
Martin Jean-François
Martin Olivier
Martinez Christian (Gine)
Marty Lionel
Masbou Jean-Luc
Mathieu Esteban
Mathieu Marc-Antoine
Mattiussi Laureline
Matz
Maucler Christian
Meckler Florian
Mélanÿn
Mélchior-Durand Stéphane
Ménage Mathieu (Emem)
Ménetrier Samuel
Merlet Isabelle
Mermin Alexandre (Poupard)
Meunier Henri
Meurisse Catherine
Merwan
Merezette Denis (Chetville)Lettre ouverte des auteurs de Bande Dessinée à Madame la Ministre de la Culture page 8/9
Michalak Emmanuel
Michaud Raphaëlle
Mig
Millotte Didier
Minguez Jean-Marie
Miniac Jean-François
Miroir Boris (la tête X de chez ottoprod et BenGrrr)
Miss Holly
Moloch
Monin Arno
Montaigne Marion
Montaigne Thimothée
Montellier Chantal
Mony-chan Pierre
Morse Rebecca
Mosdi Thomas
Mounier Alain
Mourier Jean-Louis
Moynot Emmanuel
Muller Catel (Catel)
Munuera Jose Luis
Mupa Pascale
Neaud Fabrice
Nemiri Nicolas
Neyret Aurélie
Nhieu Manu
Nicoby
Nicoli Dominique (dodo)
Nikolavitch Alex
Nivet Mathilde
Nouhaud David
Nouveau Thierry
Noël Claire
Oger Tiburce
Oiry Stéphane
Ookah
Ormière Olivier
Osuch Dominique (Domnok)
Otero Nicolas
Ott Anne-Catherine
Ozanam Antoine
Paganotto Camille
Paicheler Pénélope
Palomino Clotilde
Parra Julien
Parlange Adrien
Parnotte Joël
Pastor Anthony
Pavot Jacques
Pecout Christelle
Pecqueur Daniel
Peeters Benoît
Pellet Philippe
Peyraud Jean-Philippe
Perreard Horne
Perriot Vincent
Péroz Maxime
Peru Olivier
Preteseille Benoît
Peynet Frédéric
Peynet Catherine (Thorn)
Picard Alice
Pilet
Pinel Ariane
Pinet Nicolas
Pinson Ugo
Pirus Michel
Phicil Philippe
Place Pierre
Plateau Émilie
PlatekDorothée
Plumail Claude
Pona Nicolas
Pontarolo Fred
Pollet Aurélie
Pontet Cyril
Portet Seb (Espé)
Pothier Nicolas
Popcube
Poupon Nicolas
Pourquié Jeff
Prugne Patrick
Puchol Jeanne
Quaresma Antoine
Quéré Arnaud
Queyssi Laurent
Radomski Yohan
Regnault Christophe
Renier Marc
Reynès Mathieu
Ricard Anouk
Ricard Sylvain
Richelle Philippe
Richez Hervé
Rieu Delphine
Rivaud Sylvain
Roane Alexandre
Robin Thierry
Robin Alexis
Robin Christelle (Krystel)
Robin Nicolas
Roche Sébastien (Kieran)
Rodier Denis
Rodolphe
Rodrigue Michel
Rogeret Augustin (Augustin)
Rollin Lucien
Roque Caroline / Escaich Bertrand (Beka)
Rossbach Jean-Sébastien
Rosset Aurelien
Rouchier Vincent (Vince)
Roudier EmmanuelLettre ouverte des auteurs de Bande Dessinée à Madame la Ministre de la Culture page 9/9
Rouger Jean-Jacques
Roulot Christian
Rousseau Murielle
Roussel François
Rouviere Julie
Rouvin Anne
roux Mickaël
Ruckstuhl Eric
Rypert Fabien
Ryser
Sabater Sylvie
Sala Jean-Luc
Sala David
Salamagnou Philippe (Saimbert)
Salsedo Frédérik
Sandro
Sato
Savoia Sylvain
Sarn Amélie
Schmit Alexandre (Chandre)
Schwartz Olivier
Scoffoni Philippe
Sénégas Christophe
Sentennac Alexis
Seure Le Bihan Ronan
Serrou Benoît (Pixel Vengeur)
Schiavinato Eric
Seiter Roger
Servain
Sieurac Laurent
Simon Anne
Simon Fred
Simonetti Marc
Siner Nicolas
Sintes Anne-Soline
Slocombe Romain
Sobral Patrick
Solé Jean
Solé Julien
Soleilhac Aude
Sorel Guillaume
Soulicié Thibaut
Springer Benoit
Stalner Eric
Stan Silas
Sterin Nicolas
Sternis Philippe
Stibane
Supiot Olivier
Surcouf Erwan
Suro Michel
Swal Christophe
Taduc Olivier
Tanquerelle Hervé
Tallec Olivier
Taranzano Pierre
Tardif Nathanaël
Tarek
Tarquin
Tarral Philippe
Tatti Bruno
Tefenkgi, Alex
Terlecki ivan (Libon)
Terrasson Delphine
Terrasson Thierry (Jim, Tehy)
Thomas Nadine
Thomas Olivier
Tieko
Tillier Beatrice
Tota Ciro
Toulhoat Ronan
Tran Anne-Laure (Anlor)
Tripp Jean-Louis
Turrel Sophie
Turlan Luc
Tuveri Igor (Igort)
Vaccaro Eddy
Valambois Rodéric (Rod)
Valeani Yann
Valente Tony
Vandaele Philippe
Van der Zuiden Emilio
Vang Paku
Van Liemmt Simon
Van Linthout Georges
Vanyda
Vastra Sebastien
Varanda Alberto
Vatine Olivier
Verhille Sophie
Vernay Valérie
Verron Laurent
Vervisch Fred
Veys Pierre
Vidal Virginie
Vignaux Fred
Vink
Wachs Pierre
Weinstoerffer Anne (Teuf Anne)
Wendling Claire
Wens Isaac
Winisdoerffer Francis (Winis)
Woehrel Jean-Marie
Yigaël
Yllya
Zanzim
Zielinska Zuzanna
Zonk Zelda
Zouzoulkovsky Vincent
Zuber Eleonore

Auteurs : explosion des cotisations retraite !

De manière unilatérale le RAAP, le régime de retraite des auteurs, a décidé qu’à partir de 2016, la cotisation passerait d’un montant librement choisi à une ponction obligatoire de 8% des nos droits d’auteurs. Dis autrement, ça fait UN MOIS COMPLET de nos revenus !