Expo UW1 à Bayeux

En ce moment, exposition Universal War au festival du livre de Bayeux. Merci à Jérôme Eho pour la scénographie !

 

Photo © Ville de Bayeux

 

Premier festival du livre de Bayeux

Le week-end du 22/23 avril se tiendra “Les passeurs d’encre”, la première édition du festival du livre de la Ville de Bayeux. Une quarantaine d’auteurs de littérature et de bande dessinée seront là pour vous rencontrer dans la belle salle de la Comète, tout près de la gare.

Entre autres nombreuses activités, vous pourrez tout le week-end visiter une petite exposition consacrée à mon travail. Je vous recommande aussi de venir dimanche à 11h à la rencontre de Valérie Mangin qui vous expliquera comment elle écrit ses scénarios. Enfin, à 15h, ce sera à mon tour de vous montrer comment je dessine sur ordinateur. Nous signerons (sans dessin) tous les deux nos livres à ceux qui viendront à ces rencontres. Et aux autres aussi, car nous ne sommes pas méchants 🙂

L’entrée est gratuite, alors venez nombreux soutenir cette première édition du festival du livre de Bayeux, c’est important, sa pérennité en dépend !

L’auteur et le traducteur, demain

Pour commencer, merci au Centre national du livre de nous avoir invités à parler de l’avenir des auteurs dans leur Amphithéâtre du Salon du livre de Paris. Je vais essayer de vous faire un petit résumé (trop) rapide, et de surtout vous faire partager le fond de ce que j’ai pu dire sur scène.

Marie Sellier, présidente de la Société des Gens de Lettres, a rappelé avec précision la situation actuelle et les évolutions déjà en cours, en soulignant que la situation des auteurs du livre, dans leur ensemble, se précarise de plus en plus. Elle a présenté le Guide des auteurs 2017 co-édité par le CNL, la Fill et la SGDL, dont je ne peux que vous recommander la lecture.

Jörn Cambreleng, traducteur et directeur du CITL, a parlé avec beaucoup de pertinence des intelligences artificielles en train d’apparaître, entre autres, chez Google Traduction, et de leur capacité à remplacer les traducteurs pour les tâches les plus simples. Il ne leur restera alors que les tâches les plus hautes, tel que traduire de la poésie, de la grande littérature ou de l’humour. Mais ce sera les priver de tout un travail élémentaire et surtout alimentaire qui est indispensable à la plupart pour survivre.

Quant à moi, j’ai évidemment parlé des évolutions récentes de la Bande Dessinée. J’ai rappelé que les auteurs de BD étaient, pour la plupart, des professionnels à plein temps, ce qui n’est pas le cas dans la littérature, mais que l’effondrement des revenus était en train de bouleverser cette donne, en particulier à cause de l’explosion du nombre de publications. J’ai essayé d’élargir nos questionnements à tous les auteurs, rappelant qu’on avait rêvé un monde où tous les humains seraient des créateurs et que, grâce à la révolution numérique, cela devenait une réalité. Tous ces nouveaux outils ont mis des artisanats très complexes à la portée de plus en plus de gens : le synthétiseur et le home studio en musique, les logiciels d’assistance à l’écriture en littérature et la tablette graphique, le lettrage informatique et le scan pour la BD. Dans un même temps, le numérique, la mondialisation et le transfert d’une partie de la fabrication vers l’auteur (manuscrit déjà saisi en traitement de texte par les romanciers, scans faits par les dessinateurs, fichiers livrés clef en main par les coloristes…) ont beaucoup fait chuter le prix de publication d’un livre. Cette facilité d’accès à la création pour tout un chacun et cette baisse des coûts de publication expliquent, en bonne partie, l’explosion du nombre d’auteurs, d’éditeurs et de publications que ce soit dans la BD ou le livre en général.

Il n’y a aucune raison que ce mouvement ralentisse à court terme. Mais cette profusion, qui est dans l’absolu une excellent nouvelle pour la liberté de création, empêche, de plus en plus souvent, que des longues carrières se mettent en place. Le candidat créateur, passé l’apprentissage, produit quelques œuvres, mais elles sont le plus souvent totalement noyées dans le flot continu des autres productions. Il devient de plus en plus inenvisageable d’en tirer un revenu. Au bout de quelques années, l’auteur craque sous les difficultés économiques et le manque de reconnaissance, et abandonne toute idée de devenir professionnel, de se consacrer à plein temps à son art. Et c’est là qu’est, à mon avis, le plus grand risque. Bien sûr, il y aura toujours des génies spontanés ou des succès immédiats. Mais la majorité des créateurs ont besoin de beaucoup de temps pour s’accomplir, pour atteindre cette richesse et cette maturité qui font une œuvre. Et on sait à quel point c’est vrai avec la Bande Dessinée qui nécessite un plein temps (voire plusieurs) si on veut livrer un livre tous les ans. SI on continue, seuls les auteurs de best-sellers instantanés et les riches rentiers pourront consacrer leur vie à leur Art. C’est un retour en arrière incroyable, et cet élan démocratique qui nous rêvait tous en créateurs laissera place à un monde créatif aux mains de quelques rares auteurs sortis de la cuisse de Jupiter régnant au-dessus de la horde des créateurs du dimanche invisibilisés.

J’ai fini sur un appel à l’État et aux politiques, puisque le CNL qui nous recevait est le « bras armé » du Ministère de la Culture pour le livre. Le pouvoir politique avait su proposer, en son temps, la loi sur le prix unique du livre afin de maintenir l’existence des petites librairies face aux risques que leur faisait courir la grande distribution. Le pouvoir politique, en cette période électorale, doit comprendre l’urgence de mettre en place des solutions pour protéger les revenus des auteurs. Autrement, dans les prochaines décennies, à l’image de ce que connaît aujourd’hui la presse d’information, le livre connaîtra une catastrophe économique et créative qui participera, elle aussi, à la destruction de notre démocratie.

Merci à Claire Darfeuille pour le grand sérieux avec lequel elle a préparé et modéré ce débat. Et merci à Aymeric Seassau pour la photo.

Salon du Livre de Paris 2017

Je serais au Salon du Livre de Paris le vendredi 24 mars 2017.

De 14h à 15h, je participerai à la table ronde “L’auteur et le traducteur, demain” proposée par le Centre National du Livre. J’y évoquerai bien sûr les mutations actuelles des métiers et des pratiques des auteurs de Bande Dessinée.

De 15h30 à 17h, je signerai mes livres sur le Stand Casterman BD. Sans dessin, comme à mon habitude, mais avec conversations enthousiastes. Je me fais très rare sur Paris, alors ne manquez pas cette occasion !

L’auteur et le traducteur, demain

Quel sera le statut de l’auteur dans 20 ans ? Comment évoluera la cartographie juridique, économique et sociale des auteurs ? Quels seront les changements et les invariants de la création ? La place de l’auteur ? Avec Denis Bajram, scénariste et dessinateur de bande dessinée, Jörn Cambreleng, traducteur et directeur du Collège International des Traducteurs Littéraires, Marie Sellier, écrivaine, présidente de la Société des Gens de Lettres.

Stand CNL (F68)

Foire du Livre de Bruxelles 2017

Je serai à la Foire du Livre de Bruxelles cette année. Ne manquez pas la rencontre dessinée au palais des imaginaires, le samedi 11 mars de 13h45 à 14h15. Je signerai aussi mes livres (sans dessin comme d’habitude) sur le stand Casterman BD le vendredi 10 et le samedi 11 mars de 16h à 17h30. Amis lecteurs, venez avec vos questions, je serai là pour ça !

EGBD : vidéo Angoulême 2017

Pendant le Festival International de la BD d’Angoulême, les États Généraux de la Bande Dessinée ont proposé une rencontre sous le titre « Auteur de BD, une profession en danger ». Après être revenus sur les chiffres les plus marquants de la grande enquête auteurs, ils ont présenté plusieurs focus sur le volet qualitatif de cette étude. Un ensemble des données et de témoignages saisissants.

La rencontre se tenait le samedi 28 janvier 2017, de 11h à 13h, dans la salle Nemo de la la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

Merci à Pierre Lungheretti et aux équipes de la Cité.

Angoulême 2017

Chers lecteurs, je signerai (sans dessin) sur le stand Casterman BD lors du festival d’Angoulême 2017 :

– le jeudi de 14h30 à 16h30
– le vendredi de 15h30 à 17h00
– le samedi de 16h00 à 18h00

Comme je ne ferai donc que de simples signatures, n’hésitez pas à venir avec vos sujets de conversations favoris, on aura le temps !

Enfin je vous attends samedi matin à 11h pour la rencontre organisée par les États Généraux de la Bande Dessinée au CIBDI, salle Nemo, rue de Cognac. On y parlera du sort des auteurs moins chanceux que votre serviteur.

 

D’après l’affiche d’Hermann

EGBD : Rencontre Angoulême 2017

Auteur de BD, une profession en danger

La grande enquête des États Généraux de la Bande Dessinée auprès de 1500 auteurs a montré que leur situation socio-économique était souvent très précaire.

Afin d’avoir des données plus précises et plus fines sur les réalités de leur pratique quotidienne, une enquête qualitative est en cours auprès d’une vingtaine d’autrices et d’auteurs de plusieurs générations et divers niveaux de notoriété, mais qui se considèrent tous comme professionnels. Des sociologues et de jeunes chercheurs les interrogent sur leurs conditions de travail, leurs horaires, leurs revenus, leur protection sociale, etc.

Les premiers résultats permettent déjà, sans faire de misérabilisme, de confirmer de façon claire et étayée que la profession d’auteur de bande dessinée est en grand danger. Cette rencontre s’adresse donc aux professionnels mais aussi à tous les lecteurs qui voudraient mieux comprendre cette inquiétante situation. La présentation sera suivie d’un débat avec la salle.

Date : Samedi 28 janvier de 11h00 à 12h30
Lieu : Salle Nemo, CIBDI, 60 Avenue de Cognac, 16000 Angoulême.

Entrée libre dans la limite des 250 places disponibles.

Organisée par les États Généraux de la Bande Dessinée,
en partenariat avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image.

 

Formation pro Angoulême 2017

Grande première cette année au festival d’Angoulême, nous avons obtenu qu’il y ait enfin des sessions de formation professionnelle gratuites pour nous, les auteurs ! Elles se tiendront le jeudi et le vendredi. Inscrivez-vous sans tarder !

– Comprendre son contrat d’édition:
– Le statut d’auteur
– Comprendre son relevé de droits
– Le scénario
– Comprendre et pratiquer la modélisation
– Animer un atelier
– Les droits sociaux pour les auteurs
– Auto-édition
– Atelier Turbomedia
– Crowfunding

Des monstres à Bayeux

Nous faisons “les monstres” en une du cahier “Bayeux” du journal Le Bessin Libre de cette semaine. Merci à Frédéric Oblin ! Et, chers voisins du Bessin, n’oubliez pas de venir ce vendredi 2 décembre à la Librairie Metropolis pour une rencontre “monstrueuse” 🙂

ps: Je signerai, mais ne ferai pas dessin, je viens pour vous rencontrer et non vous mettre en file d’attente.